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                  <text>MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE
L’INNOVATION
………….
UNIVERSITÉ THOMAS SANKARA
………………
INSTITUT DE FORMATION
OUVERTE À DISTANCE

BURKINA FASO
………
Unité – Progrès – Justice

MÉMOIRE DE MASTER EN PLANITIFICATION ET GESTION DES
STRUCTURES ÉDUCATIVES
OPTION : GESTION DES STRUCTURES ÉDUCATIVES

GESTION DE LA MOTIVATION DES ÉCOLIERS
DANS LES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS ET RÉUSSITE
SCOLAIRE : CAS DE L’ÉCOLE PRIMAIRE ÉMILIE
DE VILLENEUVE DE PARAKOU/BÉNIN

Réalisé par :

Sous la direction de :

Akouavi Emérentienne
HOUEGBAN

Dr. Bapindié OUATTARA

COMPOSITION DU JURY
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

ANNÉE ACADÉMIQUE 2023-2024

��Dédicace

DÉDICACE

À

Ma mère Véronique MAFLON
et à mes sœurs de la Province Amazone du Bénin.

I

�In memorium

IN MEMORIUM

De

Mon feu père Gaudens HOUEGBAN
Feue Sœur Marie Justine AGBO

II

�Remerciement

REMERCIEMENTS
Le présent travail de recherche n’aurait pu être réalisé sans l’appui de plusieurs personnes qui
ont contribué à la concrétisation de ce projet. Il est donc important et opportun de prendre
quelques lignes pour leur témoigner de ma reconnaissance. Ainsi donc, qu’il me soit permis
d’exprimer ma profonde et vive gratitude à :


M. le Directeur de l’IFOAD, Docteur Marie Bernadin OUEDRAOGO et son staff pour
la qualité de la formation ;



M. le président du jury et les membres du jury pour le temps consacré à la lecture et
l’appréciation de ce mémoire ;



Docteur Bapindié OUATTARA, notre directeur de mémoire, qui nous a apporté son
assistance intellectuelle et morale. La pertinence de ses remarques et son entière
disponibilité ont été un apport précieux.



M.

Euloge-Achille

NOUGBODOHOUÉ,

pour

sa

disponibilité

et

son

accompagnement ;


M. Gildas TCHEMADON, pour sa disponibilité et surtout pour sa contribution dans
la réalisation de ce mémoire ;



Toute l’administration et les enseignants de l’IFOAD qui ont bien voulu partager avec
nous leur savoir durant ces deux années de formation ;



Toute la famille religieuse NDICC province Amazone du Bénin et en particulier la
sœur KOKOUN Euphrasie supérieure provinciale et son conseil pour avoir placé leur
confiance en ma personne pour ces études supérieures ;



Sœur BOSSOU Pierrette Marie ex provinciale et son conseil ;



M. KAHOUI Isidore, recevez les sincères remerciements pour vos divers conseils et
soutien de tout genre ;



Toute la famille, nos bienfaiteurs et amis pour vos soutiens, morales, affectifs, et
financiers ;



Nos camarades de formation, nous les remercions chaleureusement pour tous ces
agréables moments passés ensemble ;



Tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail de
recherche, gratitude infinie à vous.

III

�Sigles et acronymes

SIGLES ET ABRÉVIATIONS
APC

:

Approche Par Compétences

CE1

:

Cours Élémentaire 1è année

CE2

:

Cours Élémentaire 2è année

CEP

:

Certificat d’Études Primaires

ECPEV

:

École Catholique Primaire Émilie de Villeneuve

IFOAD

:

Institut de Formation à Distance

MEMP

:

Ministère de l’Enseignement Maternel et Primaire

MESRSI

:

Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique et de
l’Innovation

MPGSE

:

Master en Planification et Gestion des Structures Éducatives

NDICC

:

Notre Dame de l’Immaculée Conception de Castre

OCDE

:

Organisation de Coopération et de Développement Économique

ONU

:

Organisation des Nations Unies

UNICEF

:

Fond des Nations Unies pour l’Enfance

UO2

:

Université Ouaga II

IV

�Liste des tableaux

LISTE DES TABLEAUX
Tableau I: Mesure des variables de la recherche _________________________________________ 36
Tableau II: Taille de l’échantillon ____________________________________________________ 43
Tableau III: Caractéristiques sociodémographiques des élèves enquêtés ______________________ 46
Tableau IV: Caractéristiques sociodémographiques des enseignants enquêtés __________________ 47
Tableau V: Répartition des parents d’élèves selon leurs caractéristiques socio-démographiques ____ 48
Tableau VI: Relation entre la motivation autodéterminée et la réussite scolaire _________________ 50
Tableau VII: Style de motivation par la communication relative aux enseignants _______________ 50
Tableau VIII: Relation entre le style de motivation par la communication relative aux enseignants et la
réussite scolaire __________________________________________________________________ 51
Tableau IX: Style de motivation par la communication relative aux parents ___________________ 52
Tableau X: Relation entre le style de motivation par la communication relative aux parents d’élèves et
la réussite scolaire ________________________________________________________________ 52
Tableau XI: Stratégie d’apprentissage des élèves ________________________________________ 53
Tableau XII: Relation entre stratégie d’apprentissage et réussite scolaire ______________________ 54
Tableau XIII: Type de motivation aboutissant à la réussite scolaire suivant le niveau d’étude des
élèves enquêtés ___________________________________________________________________ 54
Tableau XIV: Effet du niveau châtiment corporel sur la réussite scolaire suivant le niveau d’étude des
élèves enquêtés ___________________________________________________________________ 55

V

�Liste des graphiques

LISTE DES FIGURES
Figure 1: Effet de la motivation sans le châtiment corporel sur la réussite scolaire. ______________ 35
Figure 2: La démarche hypothético-déductive classique ___________________________________ 40
Figure 3: Distribution des élèves selon leurs responsabilités dans l’exercice de leur activité (n=84) 49
Figure 4: Distribution des élèves selon leurs sentiments de libre choisir (n=84) _________________ 49
Figure 5: Distribution des élèves selon leur liberté de choix dans la prise de décision (n=84) ______ 49

VI

�Résumé

RÉSUMÉ
Cette recherche vise à appréhender l’effet des pratiques de motivation sans châtiment corporel
dans les établissements sur la réussite scolaire des écoliers au Bénin.
Pour conduire à bien cette recherche, la démarche hypothético-déductive est adoptée avec une
approche quantitative. Les données quantitatives collectées grâce aux questionnaires, ont été
codées et soumises à des analyses statistiques à l'aide du logiciel R 4.1.1. Dans le but d’analyser
les relations entre les variables, des tests de contingence de Chi2 suivis d’un Test t de Student
ont été effectués. L’étude empirique a été réalisée sur un échantillon de convenance de quatrevingt-cinq (84) écoliers (CM1 et CM2), 16 enseignants et trente-cinq (35) parents d’élève. Les
résultats de cette recherche révèlent que la majorité des élèves enquêtés soulignent que
l’absence de châtiment corporel favorise la réussite scolaire. Car, les établissements pratiquant
le moins ce type de punition ont les meilleurs résultats académiques ; même s’il n’est pas exclu
que d’autres facteurs positifs expliquent les taux de succès enregistrés dans ces établissements.
De ce fait, le recours aux différentes pratiques de motivation sans châtiments corporels dans les
établissements scolaires améliorerait donc la réussite scolaire des écoliers au Bénin. Toutefois,
les résultats révèlent également qu’un, « usage modéré des punitions corporelles » conduirait
aussi à un accroissement de la réussite scolaire. Ceci pose donc la question de la pertinence et
de l’efficacité de l’usage des punitions corporelles sur la qualité du rendement intellectuel et
humain des apprenants.
Mots clés : Pratiques de motivation - châtiment corporel - réussite scolaire - écoliers

ABSTRACT
This study seeks to investigate the impact of motivational strategies, instead of corporal
punishment, on the academic achievement of students in Benin.
The research used a hypothetico-deductive and quantitative approach. Data from questionnaires
was analysed using R 4.1.1, including Chi2 contingency tests and a Student's t-test to examine
relationships between variables. The study involved 84 schoolchildren (CM1 and CM2), 16
teachers, and 35 parents.
The research’s findings indicate that most students believe that not using corporal punishment
in schools contributes strongly to academic success. We also note that schools without corporal
punishment tend to achieve better academic results. So, implementing non-physical punishment
practices in schools could enhance students' academic success in Benin. However, the results
also suggest that a "moderate use of corporal punishment" may lead to increased academic
success. This raises questions about the effectiveness of using corporal punishment on students'
overall performance.
Keyword: Motivational practices - corporal punishment - educational success – schoolchildren

VII

�Sommaire

SOMMAIRE
INTRODUCTION _________________________________________________________ 9
PREMIÈRE PARTIE : CADRE THÉORIQUE ET MÉTHODOLOGIQUE _______ 13
CHAPITRE 1 : LA PROBLÉMATIQUE __________________________________________ 14
1.

Contexte et justification de la recherche ______________________________________________ 14

2.

Le problème de la recherche_______________________________________________________ 15

3.

Objectifs de la recherche _________________________________________________________ 16

4.

Hypothèse de recherche __________________________________________________________ 17

5.

Présentation de la zone d’étude : cas de l’école catholique primaire Émilie de Villeneuve de Parakou
_____________________________________________________________________________ 17

CHAPITRE 2 : LE CADRE THÉORIQUE, CONCEPTUEL ET MÉTHODOLOGIQUE __ 20
1.

La revue de littérature ____________________________________________________________ 20

2.

Cadre théorique et conceptuel _____________________________________________________ 22

3.

Cadre méthodologique ___________________________________________________________ 36

DEUXIÈME PARTIE : RÉSULTATS ET DISCUSSIONS _______________________ 45
CHAPITRE 1 : RESTITUTION, ANALYSE ET DISCUSSION DES RÉSULTATS ______ 46
1.

Présentation et analyse des résultats de la recherche ____________________________________ 46

2.

Discussion des résultats __________________________________________________________ 55

CHAPITRE 2 : DE LA VALIDATION DES HYPOTHÈSES AUX SUGGESTIONS ______ 59
1.

Vérification des hypothèses _______________________________________________________ 59

2.

Suggestions____________________________________________________________________ 60

CONCLUSION ___________________________________________________________ 62
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ____________________________________ LXV
ANNEXES _____________________________________________________________ LXX
TABLE DES MATIÈRES ______________________________________________ LXXVI

VIII

�Introduction

INTRODUCTION
Pour faire face aux défis qui s’imposent à elle, l’Afrique n’a pas de levier plus puissant que
celui de l’éducation Tamghe (2019), car rien d’humain ne se fait, rien d’humain, ne s’est jamais
fait sans éducation Weil (1996). D’après le rapport OCDE (2007), l’éducation joue un rôle
central dans la réussite et le développement des nations en ce sens qu’elle a un impact
directement sur la productivité moyenne de la population active dans son ensemble, dans
l’assimilation et la formation du progrès technique. Puissant facteur de cohésion nationale,
vecteur attendu de justice sociale, l’éducation revêt une importance cruciale dans les sociétés
qui se veulent modernes. On lui reconnaît de plus en plus le rôle moteur qu’elle joue dans la
croissance économique et le développement. Il serait alors opportun de recadrer le mécanisme
d’apprentissage des enfants constituant l’avenir de l’Afrique de demain.
Dans cette perspective, Rousseau (2002), préconisait la reconnaissance de la spécificité de
l’enfance. Ainsi dans son traité de l’Éducation, l’auteur attire l’attention des éducateurs sur le
fait que la nature veut que les enfants soient enfants avant que d’être hommes … [avec] des
manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres avant de déclarer insensé d'y vouloir
substituer les nôtres. Plus loin, l’objectif 4 de développement durable indique qu’il faut non
seulement assurer l’accès de tous à une éducation de qualité […] tout au long de la vie, mais
de faire en sorte qu’à l’horizon 2030 tous les élèves acquièrent les connaissances et
compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable notamment par
l’éducation en faveur de la promotion d’une culture de paix et de non-violence (ONU, 2015).
Pour pouvoir atteindre cet objectif de développement qui constitue aujourd'hui un défi majeur
pour toutes les nations, il serait intéressant de revoir la qualité et le dispositif motivationnel des
apprenants. Cela constituerait un préalable pour l'atteinte des objectifs de développement des
États. En Afrique, ce dispositif motivationnel était traditionnellement fondé sur des rites
initiatiques qui assignaient toujours un certain rôle à la rigueur et à la peur. La méthode
pédagogique exigeait qu’on associe à l’apprentissage de l’enfant des éléments sensibles tel le
bâton ou la punition pour amener ce dernier à apprendre. Et, pour qu’il apprenne réellement, on
mettait parfois à côté de lui un bâton ou au contraire, on lui infligeait une punition corporelle.
Ainsi, on faisait supporter à l’enfant des châtiments corporels. Concernant les enseignants, dans
l’ordre des punitions qu’ils faisaient supporter à l’enfant à l’école on peut trouver : le travail à
refaire, la privation de récréation, la mise à l’écart, les lignes d’écriture, les verbes à conjuguer
et autres copiages enfin les atteintes corporelles, gifles, pincements, tirages (d’oreilles et des
cheveux) et fessées Pinheiro (2006). Plus loin, Gershoff et al. (2007), McClure et al. (2008),

9

�Introduction

puis Umezinwa et al. (2012), y ajoutent des actes tels que le recours à des « décharges
électriques, exercices physiques excessifs, interdiction d’aller aux toilettes, l’imposition de
corvées (nettoyage, corvée d’eau etc.).
Pour une meilleure réussite scolaire, la pédagogie nouvelle voudrait que l’enfant soit au centre
des débats du système éducatif. Il s’agit de considérer l’enfant comme un être en devenir, c'està-dire qui a une histoire, qui doit se faire selon ses propres étapes. Pour Gentilini (1997), les
punitions ne sont pas des moyens pour éduquer réellement l’apprenant. Elles doivent être
bannies des écoles dans la majorité des Etats, pour respect de l’intégrité physique et
psychologique et de la dignité de l’enfant en situation d’apprentissage. Car, les châtiments
corporels sont susceptibles de produire plusieurs formes de séquelles sur l’enfant et peuvent
même entraîner le décès des enfants victimes.
Plusieurs recherches ont démontré que les châtiments corporels sont préjudiciables pour
l’enfant. Une étude réalisée par (UNICEF, 2016) à Dakar révèle que la punition corporelle
affecte 61% des enfants de 1 à 14 ans. Au Nigéria, l’UNICEF établit la fréquence de la violence
physique contre les enfants dans les écoles nigérianes à 79% dans le Nord et à 90% dans le Sud
(IG, 2016a). Au Bénin, les études réalisées par Napporn, (2016) ont révélé que la situation n’a
pas vraiment changé dans les relations maître-élève. Les enquêtés rappellent que « l’élève a
toujours tort face à L’administration qui soutient l’enseignant afin de lui préserver son autorité.
Ainsi, les résultats du l’auteur indiquent que 5 % des parents approuvent les décisions de
l’administration. 10 % des élèves évoquent les abus des enseignants à travers des mensonges.
Ces derniers modifieraient les versions des évènements pour les faire punir. 50 % des
enseignants du primaire font toujours usage du châtiment corporel et en déplorent l’interdiction.
Pourtant, le Bénin a adhéré à l’abolition des châtiments corporels en l’occurrence dans les
établissements primaires (IG, 2016a).
Par ailleurs, d’autres études indiquent que les châtiments corporels contribueraient à augmenter
les comportements agressifs chez les enfants et avec des effets qui perdureraient même jusqu’à
l’âge adulte Murray A. et al. (1991). Pour eux, les châtiments corporels contribueraient à la
délinquance tant juvénile à l’âge adulte et seraient également considérés comme un facteur de
risque dans le développement de comportements dépressifs et suicidaires. Plusieurs études
scientifiques ont prouvé l’existence d’effets particulièrement nocifs sur les enfants qui subissent
le châtiment corporel Pinheiro (2006), Debarbieux (2006), Antonowicz (2010), Gershoff
(2013), et Gershoff (2017), et mettent en garde contre des conséquences négatives de la punition
corporelle sur la santé aussi bien mentale que physique de l’enfant. Dans la même dynamique,
Tall, (2019), note que les enfants battus ont tendance à s’absenter, à moins participer au cours
10

�Introduction

et à obtenir de mauvais résultats. D’après Antonowicz (2010), le châtiment corporel transmet à
l’enfant écolier, le message que la violence peut être une option valable pour régler les
différends. Or l’école constitue un environnement où la violence doit être proscrite. Car, une
éducation de qualité est également celle qui respecte la dignité de l’enfant. Ainsi, la possibilité
de lever la main sur l’enfant doit être de plus en plus décriée et mise hors la loi à travers le
monde.
Le nouveau paradigme exige alors aux enseignants de développer de nouvelles stratégies
incitant les enfants apprenants à effectuer des activités volontairement, par intérêt, pour ellemême, pour le plaisir et la satisfaction qu’ils en retirent ». Ce faisant, pour une gestion active
et réfléchie, l’élève développera des stratégies d’apprentissage qui lui permettront d’accomplir
au mieux une activité pédagogique Butler et Cartier (2004).
Malheureusement, il n’en continue pas moins d’être fréquent Pinheiro (2006), et UNICEF,
2016). Car, on peine encore à renoncer à ces formes de disciplines basées sur la coercition, la
violence et le châtiment corporel en particulier. La punition corporelle demeure et reste
fréquente en dépit des nombreuses mises en garde contre ses effets nuisibles sur l’enfant
apprenant légalement protégé contre cette forme de discipline dont l’efficacité reste toujours à
prouver. Les enseignants reconnaissent parfois avoir souvent du mal à se libérer de cette
pratique et à se conformer à une règle qui leur interdit le recours à quelques formes de punitions
corporelles que ce soit. Selon eux, la motivation par le châtiment corporel constitue en contexte
africain et précisément béninois, la seule alternative crédible accessible pour faire face aux
questions de discipline qui se posent à eux dans la gestion de leurs classes afin d’améliorer le
niveau du rendement scolaire.
Ainsi, jusque-là peu de recherches semblent s’être intéressées à la pratique en milieu familial
plus que scolaire Gershoff E (2017), dans les écoles des régions du Bénin notamment dans les
communes du Borgou. Dès lors, il se pose la question centrale suivante : A quelles conditions
le recours aux pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les établissements
améliore-t-elle la réussite scolaire des écoliers au Bénin ? La problématique posée soulève un
certain nombre de questionnements qui impliquent, par conséquent, des objectifs de recherche.
Cette interrogation appelle de façon plus spécifique des sous-questionnements auxquels des
réponses seront apportées tout au long du développement. En effet, afin de faire un état des
lieux sur la stratégie motivationnelle en vigueur dans les établissements scolaires au niveau
primaire en ce qui concerne spécifiquement celui des privés en termes de réussite scolaire, la
recherche est réalisée par le biais des questions spécifiques suivantes : quelles sont les pratiques
de motivation qui caractérisent les apprenants des établissements primaires au Bénin ? Quel est

11

�Introduction

l’effet de l’usage du style de motivation par la communication par l’enseignant sur la réussite
scolaire ? Quelle est l’influence de la stratégie d’apprentissage de l’enseignant sur le niveau de
la réussite scolaire au Bénin ?
Il ressort des préoccupations que soulève cette recherche, que l’objectif principal de la
recherche est d’appréhender l’effet des pratiques de motivation sans châtiment corporel dans
les établissements sur la réussite scolaire des écoliers. En effet, la recherche vise
spécifiquement : à identifier les pratiques de motivation des apprenants des établissements
primaires au Bénin, à déterminer l’effet de l’usage du style de motivation par la communication
par l’enseignant sur la réussite scolaire et à évaluer l’influence de la stratégie d’apprentissage
de l’enseignant sur le niveau de la réussite scolaire au Bénin.
L’atteinte de cet objectif nécessite l’exposé de la méthodologie de recherche, des résultats qui
y sont attachés ainsi que les discussions. Mais les différentes étapes ci-dessus évoquées ne
pourraient être aisément franchies sans le passage préalable des apports de quelques auteurs
constituant de ce fait la revue de littérature.

12

�Première parie : Cadre théorique et méthodologique

PREMIÈRE PARTIE :
CADRE THÉORIQUE ET MÉTHODOLOGIQUE

Dans cette première partie, il est question de mettre en exergue d’une part, la problématique
soulevée, le cadre théorique, conceptuel, et d’autre part de présenter la démarche
méthodologique de la recherche.

13

�Chapitre 1 : La problématique

CHAPITRE 1 : LA PROBLÉMATIQUE
Cette partie aborde le contexte et la justification de la recherche, la présentation de la zone
d’étude, la problématique, les objectifs, et les hypothèses de la recherche au regard de la revue
de littérature.

1. Contexte et justification de la recherche
L'éducation scolaire constitue aujourd'hui un défi majeur pour toutes les nations. Sa qualité et
le dispositif motivationnel des apprenants constitueraient un préalable pour l'atteinte des
objectifs de développement des États. En Afrique, fort est de constater l’usage de punitions par
les enseignants dans certaines écoles primaires comme source de motivation.
Allant dans la même veine, Jean-Jacques Rousseau, suscitait l’attention des enseignants sur le
fait que la nature veut que les enfants soient enfants avant d’être hommes … [avec] des manières
de voir, de penser, de sentir, qui leur sont propres avant de déclarer insensé d'y vouloir substituer
les nôtres Rousseau (2002). Il s’agit pour l’auteur de préconiser la reconnaissance de la
spécificité de l’enfance. Moro (1991), dans son ouvrage intitulé, L’enfant sans droit soulignait
que c’est au cours du siècle dernier que s’est développée une réaction salutaire contre cet
absurde état de choses, par le biais d’une ferme condamnation des nombreuses formes de
violence physique qui s’abattent sur nos enfants ou par celui d’études et de recherches plus
sérieuses sur la maltraitance à l’enfant.
Les châtiments corporels sont susceptibles de produire plusieurs formes de séquelles sur
l’enfant et peuvent même entraîner le décès des enfants victimes. Toutefois, contrairement à la
législation, tous les châtiments corporels ne portent pas forcement atteinte à l'intégrité de
l’enfant apprenant. Ainsi, pour les auteurs comme Larzelere et Kuhn (2005), Larzelere, Cox Jr,
et Smith (2010), le châtiment corporel ne serait ni aussi dangereux ni aussi contreproductif,
selon l’état actuel de la recherche, tant qu’il n’est pas abusif. Dans la même perspective,
Antonowicz (2010), indique que les châtiments corporels restent une forme de violence encore
perçue comme un moyen légitime de corriger les comportements à la maison et à l’école.
Au Bénin, le châtiment corporel est interdit sous toutes ses formes. Les enfants doivent étudier
dans une atmosphère sans crainte. C’est pourquoi, dans sa note de service en date du 22
novembre 2018 le ministre Mahougnon KAKPO disait : Il n’est nullement autorisé l’usage du
châtiment corporel dans le règlement (règlement intérieur article 133 et 134). Par conséquent,
j’invite les chefs d’établissement à se conformer au respect strict dudit règlement intérieur et à
faire disparaître de l’enceinte des établissements, les chicottes ou tout autre objet pouvant servir
14

�Chapitre 1 : La problématique

à appliquer les châtiments corporels. Mieux les enseignants ou chefs d’établissement qui se
rendraient coupables d’acte de châtiment corporel seront punis conformément à la loi. De
même, l’arrêté interministériel interdisant les châtiments corporels dans les établissements
scolaires vient renchérir sur cet état de chose et mettre fin aux châtiments corporels dans les
établissements scolaires.
Malheureusement, le phénomène ne continue pas moins d’être fréquent Pinheiro (2006), et
UNICEF (2016). Les enseignants ont du mal à abandonner totalement cette pratique. Selon eux,
la motivation par le châtiment corporel constitue en contexte africain, la seule alternative
crédible et accessible pour faire face aux questions de discipline qui se posent à eux dans la
gestion de leurs classes afin d’améliorer le niveau du rendement scolaire.

2. Le problème de la recherche
En matière éducative, le châtiment corporel était autrefois le stimulus des élèves pour qu’ils
soient bien disciplinés et qu’ils fournissent de bons résultats en fin d’année. Dans la même
perspective, certains parents exigeaient même que les enseignants frappent leurs enfants s’ils
ne travaillaient pas ou s’ils n’étaient pas disciplinés.
De nos jours, ce châtiment corporel est interdit par la législation régissant la plupart des pays.
Les enseignants sont menacés par les parents ; certains perdent parfois leur profession et
d’autres sont emprisonnés pour cause de châtiment.
La Déclaration du Millénaire pour le Développement (DMD) invitait à l’assurance des devoirs
à l’égard de tous les citoyens du monde, en particulier les personnes les plus vulnérables, et tout
spécialement les enfants. Elle estimait que pour un monde digne des Enfants, les sociétés
doivent éliminer toutes les formes de violence à l’encontre de ceux-ci (ONU, 2001, p. 20). Ce
qui amène Annan (2001), a indiqué qu’un accent accru doit être mis sur la protection des enfants
contre la violence, y compris au sein de la famille, et l’interdiction par la loi des châtiments
corporels. Dans la réalité le constat est tout autre. Il est à noter que certains enseignants
continuent de faire usage de la punition corporelle et celle de façon clandestine. Pour eux
aucune bonne éducation ne peut advenir sans une moindre punition corporelle. Il se pose alors
un problème de crise de l’autorité de l’enseignant et de gestion de la motivation au sein des
établissements scolaires. Les enseignants sont menacés par les parents d’élèves, par les élèves
et ils ne sont plus motivés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite des enfants.
Dans la théorie de l’autodétermination RYAN, Richard M., et E.L. DECI (2000), à laquelle
nous nous référons dans cette recherche, il est question de chercher à savoir : A quelles
conditions le recours aux pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les
15

�Chapitre 1 : La problématique

établissements améliore-t-elle la réussite scolaire des écoliers au Bénin ? C’est pour cela que
dans le présent travail de recherche, il serait intéressant de répondre aux différentes
préoccupations ci-dessous.

2.1 Question de la recherche
Cette recherche soulève une préoccupation fondamentale. Elle suscite également d’autres
interrogations.
2.1.1 Question principale
La problématique posée soulève un certain nombre de questionnements qui impliquent, par
conséquent, des objectifs de recherche. Il transparait alors à travers celle-ci que la question
centrale suscitée par cette recherche peut se formuler de la manière suivante : A quelles
conditions le recours aux pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les
établissements améliore-t-elle la réussite scolaire des écoliers au Bénin ?
2.1.2 Questions secondaires
Cette interrogation appelle de façon plus spécifique des sous-questionnements auxquels des
réponses seront apportées tout au long du développement. En effet, afin de faire un état des
lieux sur la stratégie motivationnelle en vigueur dans les établissements scolaires au niveau
primaire en ce qui concerne spécifiquement celui des privés en termes de réussite scolaire, la
recherche est réalisée par le biais des questions spécifiques suivantes :
 Quelles sont les pratiques de motivation des apprenants dans les établissements
primaires au Bénin ?
 Quelle est l’influence de la motivation sur la stratégie d’apprentissage ?
 Quel est l’effet de l’usage du style de motivation par la communication par l’enseignant
sur la réussite scolaire ?

3. Objectifs de la recherche
3.1 Objectif général
Il ressort des préoccupations que soulève cette recherche, que l’objectif principal de la
recherche est d’appréhender l’effet des pratiques de motivation sans châtiment corporel dans
les établissements sur la réussite scolaire des écoliers.

16

�Chapitre 1 : La problématique

3.2 Objectifs spécifiques
La recherche vise spécifiquement à :
 Identifier les pratiques de motivation des apprenants dans les établissements primaires
au Benin.
 Evaluer l’influence de la motivation sur la stratégie d’apprentissage au Bénin.
 Déterminer l’effet de l’usage du style de motivation par la communication par
l’enseignant sur la réussite scolaire.

4. Hypothèse de recherche
Au regard de la littérature existante, les hypothèses suivantes peuvent être formulées.

4.1 Hypothèse principale
Le niveau de réussite scolaire au primaire est tributaire des pratiques de motivation
développées.

4.2 Hypothèse secondaire
Hypothèse N° 1 : L’incitation des élèves par la motivation autodéterminée favorise la réussite
scolaire ou le rendement scolaire.
Hypothèse N° 2 : Le style de motivation par la communication de l’enseignant du primaire
détermine les résultats scolaires.
Hypothèse N° 3 : La stratégie d’apprentissage de l’enseignant influence le niveau de la
réussite scolaire au Bénin.

5. Présentation de la zone d’étude : cas de l’école catholique primaire Émilie
de Villeneuve de Parakou
Pour bien comprendre la zone d’étude, il est primordial de la situer géographiquement et
historiquement.

5.1 Situation géographique et historique de l’École Catholique Primaire Émilie
De Villeneuve de Parakou
L’École Catholique Primaire Émilie de Villeneuve est située dans la commune de Parakou, une
des plus grandes villes du Bénin. La ville connaît une forte augmentation de sa population qui

17

�Chapitre 1 : La problématique

est passée de 103 577 habitants en 1992 à 255 478 en 2013 RGPH 4. »1. L’ECPEV est
implantée dans le Département du Borgou, au centre du Bénin, dans le troisième arrondissement
de Parakou. L’ECPEV limitée au Nord par l’école maternelle et primaire Zongo 2 et le
dispensaire de Zongo 2, à l’Ouest par la clinique ̏ As du cœur ̋ (clinique Baguidi), au Sud par
l’école maternelle et primaire Marie Auxiliatrice, et à l’Est par l’école maternelle et primaire la
Source.
Cette école est l’œuvre des religieuses de la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de
l’Immaculée Conception de Castres, institut de vie consacrée qui a pour première vocation,
l’éducation des enfants et des jeunes. L’ECPEV est fondée en 2006 par la sœur Clémentine
Mendy, afin de permettre aux enfants de continuer leurs études au sein de la même structure,
pour mieux enraciner leur formation scolaire. Dans le même élan du charisme des Sœurs de
l’Immaculée Conception de Castres étant l’éducation, l’ECPEV a pour objectif de former
intégralement les enfants. Nous allons voir par la suite l’ECPEV dans l’éducation béninoise et
sous régionale.

5.2 L’École Catholique Maternelle et Primaire Émilie de Villeneuve dans
l’éducation béninoise et sous régionale
L’ECPEV, de par sa qualité de formation et ses résultats, est un établissement phare à Parakou.
Depuis la présentation de la première promotion, l’école a 100 % de réussites au Certificat
d’Étude Primaire (CEP). Elle obtient, chaque année, à l’issue des résultats du Certificat d’étude
primaire, un bon nombre d’élèves qui sont retenus pour le concours du Prytanée militaire.
Certains sont admis et étudient dans cet établissement d’excellence à Natitingou pour les filles
et à Bembèrèkè pour les garçons ; d’autres sont admis à l’école Prytanée militaire d’Abidjan en
Côte d’Ivoire et d’autres encore à l’école Prytanée militaire de Dakar au Sénégal. Ce qui dénote
du sérieux et de la qualité de l’enseignement donné dans cette école. Elle compte, de nos jours,
cinq classes à la maternelle et onze au primaire. Elle a pour devise : Travail-Succès-Fraternité.
Il convient par la suite de faire la présentation du personnel de l’école.

5.3 Présentation du personnel de l’école
L’ECPEV a pour directrice la Sœur Sylvie Assongba. Elle est constituée de douze (12) classes
avec quatorze (14) enseignants (six hommes et huit femmes) dont deux professeurs d’anglais
donnant des cours d’anglais du CE2 au CM2.

1

https://instad.bj/images/docs/insae-statistiques/enquetes-recensemen ts/RGPH/1.RGPH_4/Synth%C3%A8sedes-principaux-r%C3%A9sultats-du-RGPH-4/Plaquette-Borgou-final.pdf le 23/04/23 à 05h13

18

�Chapitre 1 : La problématique

5.4 La politique générale
L’établissement, dans son ensemble, fait correspondre le plan d’action avec la politique
générale de l’enseignement. Les questions en lien avec le but, la valeur, la mission, l’objectif et
la stratégie vont nous orienter dans la compréhension de la politique générale de l’école Émilie
de Villeneuve.
L’ECPEV a pour but de former l’homme complet (travailleur, discipliné, respectueux et
consciencieux) utile à lui-même et à la société. Avec l’exécution du programme de l’Approche
Par Compétence (APC), l’établissement vise à susciter et à développer le génie de l’enfant afin
qu’il puisse évoluer normalement dans les études et mieux s’insérer dans la société, notamment
en créant plus tard son emploi. Car Émilie de Villeneuve (fondatrice des Sœurs de l’Immaculée
Conception de Castres) avait pour objectif de former les enfants pour la vie dès le bas âge.
Les responsables ont pour mission, en tant qu’éducateurs et enseignants, la formation des
enfants qu’ils comparent à de l’argile malléable à laquelle ils doivent inculquer des vertus
éducatives et formatives. Tout ceci n’est possible que grâce aux documents officiels de
formation définissant le profil de l’homme, comme le manuel de la pédagogie appliquée. Pour
cela plusieurs valeurs sont promues : l’excellence, la discipline, l’amour du prochain, le travail
bien fait, le respect du bien public, le courage, le partage, l’honnêteté et la sagesse.
A l’instar des autres écoles, l’ECPEV adopte le programme du Ministère de l’Enseignement
Maternel et Primaire (MEMP) en vigueur, qui n’est rien d’autre que l’APC. L’objectif
spécifique que vise l’école est la formation de l’Homme équilibré socialement et capable de
s’insérer plus tard dans la vie active. Les stratégies mises en place pour la bonne réussite de
cette politique sont l’encadrement dans tous les domaines avec des enseignants consciencieux,
ponctuels et assidus. La vision de l’école, en ce qui concerne le projet éducatif, s’articule autour
de trois moyens que sont :
1. La discipline scolaire qui permet à l’élève d’acquérir des habitudes d’ordre, de
régularité, de bonne tenue, de franchise, de travail qui le marqueront toute sa vie ;
2. L’étude qui développe les facultés mentales, intellectuelles et pratiques de l’élève ;
3. Le bon exemple du maître ou de l’enseignant, car il est, pour l’élève, un modèle de vie
approprié.

19

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

CHAPITRE 2 : LE CADRE THÉORIQUE, CONCEPTUEL ET
MÉTHODOLOGIQUE
Dans ce chapitre, nous exposons d’abord la revue de littérature. Ensuite nous abordons le cadre
théorique et conceptuel de la recherche. Enfin la démarche méthodologique adoptée est mise
en relief.

1. La revue de littérature
Sont présentés successivement ici, les facteurs socioculturels, psychologiques et
psychopédagogiques puis la contribution des auteurs antérieurs.
Le concept facteur vient du latin facere qui signifie faire. Ce terme est défini dans le Lexique
des sciences sociales (2000) comme toute cause partielle d’un phénomène. Dans le cadre de
cette recherche, il est question d’aborder les facteurs socioculturels, psychologique et
psychopédagogique.

1.1 Les facteurs socioculturels
La littérature existante définit les facteurs socioculturels comme un ensemble d’éléments qui
agissent sur les valeurs, les normes et les perceptions sociales des parents et des communautés
vis-à-vis de l'école et de la scolarisation des enfants. Ils se rapportent à un groupe humain et à
sa culture etc. D’autres recherches ont révélé que parmi les facteurs socioculturels on peut
avoir : l’environnement, l’âge, le sexe, l’ethnie, la religion, la culture etc. Il s’agit donc des
éléments relatifs aux structures sociales et à la culture qui contribuent à la motivation scolaire.
Au Bénin, Napporn (2019), en se fondant sur le règlement intérieur en vigueur actuellement
dans les enseignements maternel et primaire fait ressortir que l’environnement socio culturel
scolaire reste caractérisé par les éléments suivants : l’interdiction des châtiments corporels et
traitements inhumains ou dégradants, la protection de l’environnement de l’école ; la protection
des écoliers en situation de handicap, la gratuité des enseignements maternel et primaire publics
le décrochage, l’orientation professionnelle, la tenue vestimentaire des écoliers et des
restauratrices, les vendeuses dans l’école, la solidarité et l’esprit de groupe, et utilisation des
langues nationales.
Dans la présente recherche l’accent est mis sur cet environnement socioculturel caractérisant le
contexte béninois pouvant agir sur l’amélioration et le renforcement de la motivation en milieu
scolaire.

20

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

1.2 Les facteurs psychologiques
Au regard de la littérature existante, la psychologie porte une attention toute particulière aux
problèmes de l’affectivité. Elle insiste notamment sur l’intensité de la vie affective chez le tout
jeune enfant et sur les répercussions ultérieures des tous premiers conflits. L’affectivité renvoie
à la faculté d’avoir des sentiments, des émotions : plaisir ou déplaisir, joie ou tristesse, haine
ou amour… Dans la réalité, guidée par une psychologie très sûre, les maîtres savent développer
chez l’élève l’esprit d’observation, la réflexion, le jugement et le caractère afin de prendre en
compte les besoins de l’enfant apprenant. Pour ce faire, les maîtres cherchent à avoir une
connaissance suffisante de la psychologie de l’enfant, de ses besoins naturels (curiosité) et
assurer leur motivation à partir de ceux-ci. Ils procèdent à des renforcements car l’approbation
de la réussite donne à l’enfant le sentiment de sa propre valeur et l’encourage, puis, ils favorisent
chez l’enfant la liberté d’action et la liberté d’expression.
En organisant le travail de façon méthodique : rendre son cours concret à l’aide du matériel, et
à partir du vécu des élèves, et en mettant l’accent sur le développement personnel : être
compréhensif et attentif aux besoins affectifs de l’enfant, être soucieux de créer un cadre
agréable (classe propre, décorée des travaux effectués élèves), l’enseignant développe des
stratégies psychologiques pouvant l’amener à atteindre ses objectifs scolaires. Ces facteurs
psychologiques sont ceux que les maîtres emploient pour créer un climat psychologique propice
à l’apprentissage afin d’améliorer le rendement scolaire Boulet et al., (1996), Weinsten et
Mayer (1986). En optant pour ses stratégies psychologiques les maîtres évitent de porter atteinte
à l’intégrité physique, psychologique et à la dignité des enfants. Car, tout châtiment corporel ne
porte pas nécessairement atteinte à l'intégrité de la personne.

1.3 Les facteurs psychopédagogiques
La littérature définit la psychopédagogie comme est un ensemble des méthodes utilisées par des
spécialistes de l'éducation pour l'apprentissage et l'enseignement. Son champ semble avoir des
points communs avec d'autres disciplines de la psychologie, comme la psychologie du
développement de l'enfant et de l'adolescent ou la psychologie sociale. William James la définit
comme « Une méthode éducative qui doit être en accord avec la psychologie, mais elle n’est
pas nécessairement la seule qui réponde à cette condition. Plusieurs systèmes divergents
peuvent également respecter les lois de la psychologie ». Le soutien socioaffectif de
l’enseignant, le sentiment de compétence, l’esprit communautaire d’apprentissage avec d’autres
élèves sont autant de facteurs psychopédagogiques développés en matière éducative.

21

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

2. Cadre théorique et conceptuel
Cette section clarifie tout d’abord les différents concepts impliqués dans cette recherche.
Ensuite, elle présente les fondements théoriques qui sous-tendent les motivations de l’apprenant
sans le châtiment corporel pendant l’apprentissage initial et met en relief les réflexions sur
lesquels reposent les hypothèses qui sous-tendent cette recherche. Enfin, elle présente le cadre
conceptuel de la recherche.

2.1 État de l’art sur la clarification des concepts
Il est question ici de clarifier les concepts tels que : gestion, motivation, gestion de la
motivation, rendement, rendement scolaire.
 Gestion
En sciences sociales, la littérature définie la gestion comme l’utilisation rationnelle, judicieuse
et minutieuse des ressources mise à disposition pour atteindre un objectif. Autrement dit, c’est
la technique d’organisation des ressources qui sont mises en œuvre pour l’administration d’une
organisation, dont l’art de diriger les hommes afin d’obtenir une performance satisfaisante.
 Motivation
Le concept de la motivation a un champ de connaissances très large et peut s’appliquer à divers
contextes de la vie. Phénomène complexe et abstrait, la clarification de la motivation renvoie à
plusieurs approches définitionnelles et elle reste influencée par de nombreux facteurs internes
et externes Dörnyei, (2001).
Étymologiquement le terme « motivation » vient du mot latin « motivus » qui signifie
« mobile » et de « movere » qui veut dire « mouvoir ». L’idée de mouvement reste
prédominante. Pour Vallerand et Thill (1993), la motivation est une force qui produit le
déclenchement d’une action chez l’individu. Elle désigne donc un processus qui agit
éventuellement sur le déclenchement, la direction, l'intensité, la persistance et la fréquence de
comportements ou d'attitudes. Karsenti (1998), considère la motivation comme le tenseur des
forces d'origine interne et externe (situationnelles, contextuelles et globales), dirigées ou non
par un but, qui influencent l'individu sur le plan cognitif, affectif ou comportemental. Plus loin
Lieury et Fenouillet (2006), conçoivent la motivation dans son sens générique qui désigne
l’ensemble des mécanismes biologiques et psychologiques qui permettent le déclenchement de
l’action, l’orientation, l’intensité et la persistance. » Mais, il faut reconnaitre qu’il s’agit des
définitions trop globales et vagues du concept de la motivation. Dans le cadre de cette
recherche, nous retenons la définition de Viau, (1997, p.6) qui perçoit la motivation comme

22

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

« ce qui fait que les élèves écoutent attentivement et travaillent fort ». Du point de vue
psychopédagogique, la motivation est l’« ensemble des facteurs dynamiques qui suscitent chez
un élève ou un groupe d'élèves le désir d'apprendre »2.
 Gestion de la motivation
La littérature définit la gestion de la motivation comme un des éléments clés du succès des
entreprises pouvant agir directement sur les comportements des individus.
 Motivation en milieu scolaire ou dynamique motivationnelle
Spécialiste des questions de la motivation dans le contexte scolaire, Viau (2009), adopte une
approche qui met l’accent sur les caractéristiques cognitives et sociales chez les individus pour
expliquer un processus d’apprentissage. C’est ce qu’il convient d’appeler désormais selon
l’auteur « approche de type sociocognitive ». Cette approche met en lien la motivation et le
travail des écoliers ou élèves à l'école. Selon Raby et Narcy-Combes, (2009), les facteurs
sociaux et ceux liés à l’environnement, sont déterminants dans la motivation scolaire. Ainsi, la
motivation en mode scolaire peut s’entendre comme un état dynamique qui a ses origines dans
les perceptions qu’un écolier a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir
une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but
Viau, (1997).
Dix ans plus tard, Viau (2009), remplace le concept de « motivation dans le contexte scolaire »
par un autre concept et préfère utiliser le terme de « dynamique motivationnelle » dont la
définition n’est pas trop loin du premier terme. Il a opté pour le terme de « la dynamique
motivationnelle » parce que, la motivation est un phénomène dynamique qui est influencé par
un nombre de facteurs différents Viau (2009).
À cet effet, il définit la dynamique motivationnelle de l’élève à l’école comme « les perceptions
qu’un élève a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y
engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but ». Ici, l’auteur met
l’accent sur l’importance de la motivation pour engager l’élève dans une activité et le faire
persévérer jusqu’à la fin de cette activité. Ce faisant, la motivation aidera donc l’élève à
atteindre des buts précis. Cependant, il mentionne que la dynamique motivationnelle lorsqu’elle
est positive est l’une des conditions de la réussite scolaire mais qu’elle seule ne garantit pas le
succès.

2

Cuq, Jean-Pierre, (2003), dictionnaire de didactique du français langue étrangère seconde, Paris CLE
international.

23

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

 Réussite scolaire
La réussite est prise comme une heureuse issue, un résultat favorable. De ces définitions, il est
difficile de déduire ce que c’est que la réussite scolaire. Toutefois, de Landsheere (1992), estime
que l'échec scolaire est la situation où un objectif éducatif n’est pas atteint. À partir de cette
définition, il est justifié d’affirmer sans se tromper que la réussite scolaire est la situation où un
objectif éducatif a été atteint. La réussite s’entend comme l’achèvement avec succès d’un
parcours scolaire, traduite par l’atteinte d’objectifs d’apprentissage et la maîtrise des savoirs.
Dans cette optique, les résultats scolaires et l’obtention d’une reconnaissance des acquis
(diplôme, certificat, attestation d’études) sont des indicateurs de réussite scolaire. Allant dans
la même perspective, d’autres auteurs de la littérature définissent la réussite scolaire comme le
fait de réaliser un objectif pédagogique préétabli, notamment passer en classe supérieure, réussir
les examens de sous-cycles ou de fin de cycle du primaire et, dans le cadre plus général du suivi
de cohorte, effectuer son parcours scolaire sans redoubler.
Dans le cadre de cette recherche, la réussite scolaire est perçue d’une part dans l’atteinte des
objectifs d’apprentissage traduite par la maîtrise des connaissances acquises (en mathématique,
lecture, écriture) et traduite d’autre part par la participation avec succès aux examens
nationaux : l’obtention d’une reconnaissance des acquis (le diplôme).
 Rendement scolaire
Dans la littérature, les chercheurs n’arrivent pas à trouver un consensus sur une définition
commune du concept rendement scolaire. Gueyaud et Dassa (1998), le définissent comme le
degré de performance d'un élève dans les matières où il est inscrit. Pour Legendre (2005), le
rendement scolaire est défini par la qualité et la quantité du travail fourni par un sujet ou un
groupe de sujets en situation pédagogique. Par contre, Landshere (1992), le relie à la
performance et le définit comme un ensemble de performances scolaires d'une population
donnée. Or, la performance s’entend comme les résultats observables chez l'élève. Elle incarne
les comportements traduisant l'utilisation par l'élève des connaissances. Ainsi, dans le cadre de
cette recherche, le rendement scolaire désigne le degré de qualité et de la quantité du travail
fourni par un élève, travail exprimé en termes de moyenne.
Somme toute, les termes comme résultat scolaire, réussite scolaire ou rendement scolaire
désignent la même chose dans le cadre de cette recherche.
 Châtiment corporel
Dans la littérature, la définition du concept de châtiment corporel est diversifiée. Pour les
auteurs Lansford, et al., (2012), le châtiment corporel est une méthode adoptée en majeure partie
24

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

par les parents et les tuteurs (représentants légaux) pour réprimander les enfants à travers le
monde. Straus (1994), le définit comme l’usage de la force physique pour infliger de la douleur
à un enfant, dans le but de le réprimander ou en vue de contrôler son comportement ou de
prévenir ses comportements indésirables sans le blesser. Quelques années plus tard, Rohner
(2005) comprend le châtiment corporel sous l’angle de punition corporelle. Or, les auteurs
comme Zwi et al., (2002), et Pinheiro (2006), indiquent que la punition corporelle renvoie à
une forme de violence physique interpersonnelle dont les enfants comme tout être humain
doivent être préservés.
Dans le cadre de cette recherche, le châtiment corporel est défini comme une sanction qui
consiste à faire l’usage de la main, d’une baguette ou d’un ceinturon pour frapper l’enfant en
vue d’infliger la douleur ou de causer le désagrément chez lui.

2.2 Des Fondements théoriques aux recensions empiriques en passant par les
modèles théoriques de la recherche
Le cadre explicatif de la motivation en milieu scolaire et la réussite scolaire nécessite de recourir
à des théories et des modèles aussi différents à savoir : la théorie de l’autodétermination
d’Edward Deci et Richard Ryan, la théorie des attentes et de la valeur de Jacquelynne Eccles et
Allan Wigfield, le modèle de la dynamique motivationnelle de Rolland Viau et le modèle de la
motivation scolaire de Denise Barbeau.
2.2.1 Les assises théoriques de la recherche
2.2.1.1 La théorie de l’autodétermination RYAN, Richard M., et E.L. DECI (2000)
La théorie de l’autodétermination s’insère dans une approche humaniste de la motivation. Elle
a été́ développée par Edward Deci et Richard Ryan en 1952. Dans un esprit rationnel général
de leur conceptualisation de la motivation, ces auteurs distinguent les différents types de
motivation sur la base des raisons qui poussent à l’action. Pour eux, trois grands types de
motivation caractérisent le système éducatif : la motivation extrinsèque, la motivation
intrinsèque et l’amotivation.
2.2.1.1.1 Motivation extrinsèque
La motivation extrinsèque consiste en l’accomplissement d’une activité pour une raison externe
à cette dernière, comme l’obtention d’un diplôme ou l’évitement d’une sanction. Elle est donc
influencée par les facteurs externes, c’est-à-dire qui proviennent de l’environnement extérieur
de l’individu. A titre illustratif, la motivation d’un élève peut être influencée par les conditions
familiales et les relations avec ses amis ainsi que la volonté d’avoir une bonne note.
25

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

La motivation extrinsèque semble être celle que nous rencontrons le plus souvent à l’école.
L’élève n’est pas motivé pour lui-même, pour le désir qu’il a d’apprendre mais pour des facteurs
externes : l’appât de la bonne note, des félicitations ou des cadeaux des parents, de la petite
image ou du bon point des enseignants. D’après Fenouillet et Lieury (2012), cette motivation
n’est envisageable que sur du court terme car « dès lors qu’il n’y a plus de but externe, elle
disparaît ». Dans ces conditions, les élèves n’auront rien retenu sur le long terme puisque leur
motivation intrinsèque n’aura pas été suscitée, ils auront juste appris pour l’évaluation. L’intérêt
de cette motivation, pour l’élève et pour l’enseignant est donc assez réduit, il est préférable de
solliciter la motivation intrinsèque de l’élève afin de construire des savoirs sur le long terme.
2.2.1.1.2 Motivation intrinsèque
La motivation intrinsèque renvoie à l’accomplissement d’une activité pour le plaisir. Elle est
influencée par les facteurs internes, c’est-à-dire les sentiments de l’individu, une volonté
d’apprendre quelque chose qui vient de l’intérieur. Ici, l’élève apprend parce qu’il a le désir
d’apprendre, il est ainsi réellement motivé pour lui-même, parce qu’il est curieux. C’est l’intérêt
que l’élève va porter aux activités qui va définir sa motivation. Ainsi, un élève motivé
intrinsèquement se plongera délibérément dans l’activité et persévérera. Allant dans la même
veine, Meirieu (2014), mentionne que c’est bien l’élève qui détient le pouvoir car nul ne peut
le contraindre à se mobiliser sur des savoirs ». Car, les autres acteurs l’aideront simplement à
développer cette motivation. Mais l’élève demeure le vrai investigateur de sa propre dynamique
motivationnelle.
Par ailleurs, faut-il le souligner, ce type de motivation exige des préalables à mettre en place
pour que la motivation des acteurs internes du système éducatif (écoliers ou enseignants) soit
autant que possible orientée vers l’intégration de l’apprenant. A cet effet, trois principales
conditions sont à remplir : la satisfaction des besoins d’autonomie, de compétence et
d’affiliation, qui constituent pour Herzberg la nature ou le contenu du travail qu’il présente
comme puissant facteur de motivation ou facteur moteur.
D’abord, concernant la satisfaction des besoins d’autonomie, il faut souligner qu’il serait le plus
important à combler. L’écolier qui se sent libre dans son choix c’est-à-dire autonome dans
l’accomplissement d’une activité serait beaucoup plus autodéterminé que celui qui se sent
contraint de la réaliser. Une intervention soutenant l’autonomie de l’écolier devrait donc
favoriser une motivation plus intrinsèque, associée à plus de plaisir et d’intérêt. En revanche
des méthodes pédagogiques axées sur le contrôle pourraient influencer négativement
l’autodétermination.

26

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

Somme toute, il est préférable de solliciter la motivation intrinsèque de l’élève afin de construire
des savoirs sur le long terme. Cette forme de motivation indique que trois principales conditions
sont à remplir pour une meilleure réalisation d’une activité pédagogique par l’apprenant. Mais,
la recherche d’un plus haut degré́ d’autodétermination favorise la réalisation des autres
conditions.
Cependant, l’écolier qui se sent « contrôlé » ou obligé à réaliser la tâche et celui qui s’approprie
les raisons externes pour lesquelles il s’engage dans la tâche, mènent à différentes qualités
d’engagement dans la tâche. Il n’est donc pas judicieux de déployer tous nos efforts à miser sur
la motivation intrinsèque et de faire dos à la motivation extrinsèque. Selon Viau (2009), les
deux types de motivations peuvent bel et bien coexister.
2.2.1.1.3 Amotivation
Selon Vallerand et Senécal (1992), on peut opposer un individu motivé à celui qui manque
complètement de motivation, c’est-à-dire, sans nulle intention d’agir. C’est ce qu’il convient
d’appeler l’amotivation. On entend donc par amotivation l’absence de toute forme de
motivation. Ainsi, l’individu caractérisé par cet état ne perçoit pas de relations entre ses actions
et les résultats obtenus » Vallerand et Thill (1992), dans Viau (2009). Dans ces écrits, Ryan et
Deci (2000), définissent l’amotivation comme une forme de résignation de l’action par rapport
aux résultats obtenus.
2.2.1.2 La théorie des attentes et de la valeur Wigfield, Allan, et J. Eccles (2000).
D’après cette théorie, la persévérance et la performance découlent des attentes de réussite de
l’écolier quant à une tâche ainsi qu’à la valeur qu’il lui accorde. Autrement dit, l’écolier évalue
son potentiel de réussite de la tâche (attentes) et l’adéquation entre cette éventuelle réussite et
les buts qu’elle poursuit, c’est-à-dire à la valeur de la tâche Wigfield et al., (2000). Le résultat
de cette évaluation déterminera sa motivation, son choix de s’engager dans la tâche et sa
performance. Cette théorie revêt le concept d’auto-efficacité́ , car l’apprenant reste influencé par
son sentiment de compétence pour estimer ses chances de réussir la tâche.
Concernant la valeur qu’on accorde à la tâche, les auteurs comme Wigfield et al., (2000),
indiquent qu’elle est attachée à quatre composantes : la valeur intrinsèque, l’importance, l’utilité
et le coût relié à la tâche. La valeur intrinsèque est définie ici comme l’intérêt ou le plaisir
d’exécuter la tâche, ce qui chevauche le concept de motivation intrinsèque de Deci et Ryan.
Quant aux composantes de l’importance et de l’utilité́ , elles renvoient à la motivation
extrinsèque de Ryan et Deci.

27

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

2.2.2 Modèles théoriques de la recherche
2.2.2.1 Le modèle de BARBEAU Denise (1994).
Cette recherche est un gage d’appropriation d’importantes connaissances de base en motivation
scolaire. En effet, chaque élément théorique inclus dans le modèle est solidement soutenu par
la littérature scientifique qui y est associée. Les principaux concepts motivationnels intégrés
dans ce modèle sont les buts visés par les écoliers (apprendre et/ou performer), les attributions
causales (à quoi les étudiants attribuent-ils leurs réussites et leurs échecs), la perception de
compétence (comment évaluent-ils leur capacité́ à bien faire les choses) et l’importance qu’ils
accordent aux tâches scolaires.
2.2.2.2 Le modèle de Viau Rolland (2009)
Ce modèle théorique de Viau (2009), renvoie à trois principaux concepts motivationnels à
savoir, la perception de la valeur de l’activité́ (pourquoi accomplir l’activité ?), la perception de
sa compétence (vais-je réussir l’activité ?) et la perception de contrôlabilité (puis-je décider de
la manière dont je vais procéder ?). Selon l’auteur, il est important de bien faire la distinction
entre une cause et une manifestation de motivation. Car, il mentionne que, pour résoudre un
problème de motivation, on doit s’attaquer aux causes dont il découle et non à ses
manifestations. C’est pourquoi le modèle de Viau met l’accent sur les déterminants de la
motivation.
Dans sa vision de la « dynamique motivationnelle de l’élève », Viau (2009), identifie les
facteurs d’influence externes sur l’apprenant. Il les regroupe en quatre catégories :


les facteurs relatifs à la vie personnelle de l’élève, c’est-à-dire liés à la personnalité de
l’individu, ses attentes et ses buts personnels ainsi que les relations familiales, etc. ;



les facteurs liés à la société dans laquelle l’élève vit qui ont trait aux valeurs culturelles
et aux lois de la société ;



les facteurs liés à l'école qui regroupent les règlements et les horaires, etc. ;



et les facteurs relatifs à la classe qui ont rapport avec l’ambiance dans la classe, les
relations entre les élèves et entre les élèves et l’enseignant. C’est par cette dernière
catégorie que l’enseignant peut agir sur la motivation de l’écolier.

2.2.2.3 Recensions empiriques sur les pratiques de motivation sans le châtiment corporel
et la réussite scolaire
Cette partie de la recherche se propose de répondre à une série de préoccupations relatives aux
pratiques de motivation sans le châtiment corporel et la réussite scolaire. Ainsi, quels sont les

28

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

stratégies, pratiques et outils usuellement mobilisés par les acteurs clés du système éducatif en
matière de pratiques motivationnelles ? Et quelle est l’influence des pratiques de motivation
sans le châtiment corporel sur la réussite scolaire ?
Ainsi, cette seconde partie de la revue de littérature vise à réaliser une recension empirique des
écrits sous trois angles. Le premier fait le point des études empiriques sur la perception des
acteurs clés sur les pratiques motivationnelles en milieu scolaire. Le second angle aborde la
synthèse des travaux empiriques sur la réussite scolaire. Le troisième et le dernier axe discutent
de l’influence des pratiques de motivation sans le châtiment corporel sur la réussite scolaire au
Bénin au regard de certains travaux empiriques.
2.2.2.4 Point des études empiriques sur la perception des acteurs clés sur les pratiques
motivationnelles par le châtiment corporel en milieu scolaire
Parlant de violence faite à l’enfant, l’état global de la violence à l’encontre des enfants et des
informations sur la fréquence des divers types de violence subis par les enfants révèle plusieurs
points. 80 % à 98 % des enfants subissent des châtiments corporels » et que « tant les enfants
que les auteurs de violences peuvent accepter la violence comme quelque chose d’inévitable et
de normal en particulier lorsqu’il n’en résulte aucune blessure visible ou durable » Pinheiro
(2006). Sous le même registre, le rapport « Cachée Sous Nos Yeux » de l’ONU, l’UNICEF
indique que « bien que le châtiment corporel ne soit pas toujours considéré comme une forme
de discipline appropriée, les données révèlent que sa pratique est répandue ». A titre illustratif,
la littérature souligne qu’« environ 6 enfants sur 10 dans le monde âgés de 2 à 14 ans sont
soumis à des châtiments physiques (corporels) infligés par les personnes qui s’occupent d’eux
de manière régulière ».
Au Sénégal, une enquête par grappes réalisée entre 2015 à 2016 a récemment confirmé que plus
précisément, dans les écoles, les châtiments corporels sont cités parmi les principaux problèmes
que rencontrent les enfants3. Ils y affectent plus de la moitié des élèves selon Antonowicz
(2010). D’autres études ont révélé que le châtiment corporel dépend du sexe de l’enfant. Ainsi,
en la matière, une recherche conduite par (ANSD et UNICEF 2016), dans la région de Dakar,
montre que les garçons subissent plus la discipline physique (62%) que les filles (60%) de
même que les châtiments physiques sévères touchent 27% des garçons et 21% des filles (ACPF,
2011).

3

Save the Children Senegal, 2014, p. 17)

29

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

Au Kenya où la législation interdit toute forme de châtiment corporel, 91% des élèves disent y
être soumis à l’école. De plus, 70% des Directeurs d’école, 82 % des enseignants et même 60%
des élèves souhaitent le retour à la légalité de la punition corporelle Kimani, Kara, et Ogetange,
(2012). En Tanzanie, 96% des élèves reconnaissent l’usage des punitions corporelles à l’école
où le châtiment corporel est strictement réglementé mais autorisé Invocavity (2014).
Au Zimbabwe où le châtiment corporel est légal, 88 % des acteurs approuvent son maintien à
l’école Kudenga, (2017). Dans ce contexte, les acteurs (parents et enseignants) estiment que les
châtiments corporels subis par les enfants leur font du bien Richard (2015). De plus, 67 % des
apprenants y disent que les enseignants infligeaient des châtiments corporels de manière
routinière.
Au Bénin, les études réalisées par Napporn (2016), ont révélé que la situation n’a pas vraiment
changé dans les relations maître-élève.
Pourtant, certains pays comme le Cap Vert, le Togo et le Bénin adhèrent à l’abolition des
châtiments corporels en l’occurrence dans les établissements primaires (IG, 2016a).
2.2.2.5 Synthèse des travaux empiriques sur la réussite scolaire
En pédagogie scolaire, la réussite scolaire est le fait de réaliser un objectif pédagogique
préétabli, notamment passer en classe supérieure, réussir les examens de sous-cycles ou de fin
de cycle du primaire et, dans le cadre plus général du suivi de cohorte, effectuer son parcours
scolaire sans redoubler.
La littérature en sciences sociales mentionne que le rôle de l’enfant apprenant est déterminant
dans la réussite scolaire. Car, il doit être un apprenant engagé, déterminé spontanément dans la
résolution des problèmes et dans la recherche des résultats. A cet effet, il doit se responsabiliser,
s’autodéterminer et être compétent. Du coup, il doit être une personne intrinsèquement motivée.
Selon Glandais (2016), l’apprenant intrinsèquement motivé est celui qui est autodéterminé, plus
attentif, persévérant et a du plaisir à réaliser l’activité sur le long terme. Il s’engage et s’implique
dans les activités pédagogiques.
Des études réalisées par Reeve, (2002), Ryan et Deci, (2000), révèlent que les formes de
motivations les plus autodéterminées avaient un impact positif sur l’élève alors que les moins
autodéterminées avaient des conséquences négatives. Ainsi, ce type de motivation implique
davantage les élèves et contribue à leur réussite scolaire. L’autonomie et la responsabilisation
sont donc considérées comme la finalité de la réussite scolaire Patry, (2018).

30

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

2.2.2.6 Synthèse des travaux empiriques sur l’influence des pratiques de motivation sans
le châtiment corporel sur la réussite scolaire
La réussite scolaire exige de l’apprenant, la créativité, l'initiative, la résolution de problèmes,
l'évaluation des risques, la prise de décision et la gestion constructive de sa personnalité dès le
bas âge. A ces éléments s’ajoute la compétence qui consiste en un jugement général que pose
l’élève sur son habileté dans différents domaines d’activité Wigfield et autres, (2006). L’élève
peut effectivement se sentir très compétent dans certaines disciplines (ex : le français) et moins
compétent dans d’autres champs (exemple : les arts). Cette perception joue un rôle déterminant
sur son engagement dans les activités Fredricks, Blumenfeld et Paris, (2004). En effet, elle fait
en sorte que l’élève montre de l’enthousiasme face à une situation ou qu’il cherche plutôt à
éviter celle-ci.
Par ailleurs, la réussite personnelle fait référence à un jugement plus spécifique que pose l’élève
sur sa capacité d’organiser et d’exécuter une séquence d’actions pour résoudre un problème ou
effectuer une tâche donnée et produire un résultat souhaité Bandura, (1997). Selon Bandura
(1997), ce sentiment tire principalement sa source des performances antérieures et permet à
l’apprenant d’acquérir ce sentiment en prenant conscience des expériences.
Somme toute, les apprenants développant ses caractéristiques choisissent librement d’exercer
certaines activités pédagogiques, cherchent et utilisent des stratégies efficaces et appropriées
puis adoptent des comportements qui sont susceptibles de les conduire à la réussite scolaire
sans aucune autre forme de pression. Selon Bandura (1997), ces représentations personnelles
constituent pour l’apprenant d’importants mécanismes régulateurs de son comportement. Dans
ces conditions, lorsqu’ils se sentent confrontés à des difficultés, ils recherchent les solutions
eux-mêmes, développent des compétences et ont tendance à travailler plus fort et à persévérer
davantage que ceux qui doutent de leurs capacités Bandura (1997), et ceci sans aucune violence
physique.

2.3 Modèle conceptuel de la recherche
La conception de ce modèle empirique d’analyse consiste à identifier les variables qui vont
nous permettre de répondre à la question principale.

31

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

2.3.1 Points de la littérature sur les variables de la recherche
2.3.1.1 Point de la littérature sur la motivation autodéterminée et la réussite scolaire ou le
rendement scolaire
La théorie de l’évaluation cognitive de Deci et Ryan (1970), est la plus connue à propos de la
motivation. Elle développe la motivation en mettant en évidence les différentes catégories
motivationnelles à savoir : la motivation extrinsèque et la motivation intrinsèque.
Concernant la motivation extrinsèque, il s’agit d’une forme d’adaptation de comportement face
à des exigences du contexte duquel l’individu dépend. C’est-à-dire, il se met dans des
contraintes et doit changer ses façons de se comporter afin d’éviter des sanctions ou de gagner
des récompenses de l’activité.
Quant à la motivation intrinsèque, elle est une forme de motivation émanant de l’individu luimême. Elle correspond à l’intérêt, à la curiosité, c’est-à-dire au sens courant de la motivation.
Un élève qui s’engage spontanément dans un exercice de résolution de problèmes est le signe
que cette activité revêt de l’intérêt pour lui et qu’il aime en résoudre. La motivation intrinsèque
renvoie à : l’autodétermination et la compétence perçue. L’autodétermination est le sentiment
de choisir, ou libre arbitre, et s’oppose à la contrainte, la pression sociale, la situation
d’évaluation. Pour Pelletier et Vallerand (1993), la liberté de choix dans la prise de décision,
d’action suscite le sentiment de plaisir et de satisfaction chez l’acteur. La compétence perçue,
elle, se mesure par quantité, c'est-à-dire que plus elle est grande, plus elle favorise la motivation
intrinsèque.
De plus, plusieurs auteurs argumentent également que la personne intrinsèquement motivée se
perçoit comme autonome, compétente et acceptée par sa communauté. La littérature parle donc
de la motivation autodéterminée. D’après Glandais (2016), plus la motivation des élèves est
autodéterminée, plus ils sont attentifs, persévérants et ont du plaisir à réaliser l’activité sur du
long terme. Ce type de motivation favorise l’implication de l’élève dans la classe.
Dans leurs études, Reeve (2002), Ryan et Deci (2000), ont montré que les formes de motivations
les plus autodéterminées avaient un impact positif sur l’élève alors que les moins
autodéterminées avaient des conséquences négatives. Ainsi, ce type de motivation implique
davantage les élèves et contribue à leur réussite. L’autonomie est donc considérée comme la
finalité de l’éducation (Patry, 2018).
En résumé, la motivation intrinsèque est fondée sur la responsabilité, la compétence et surtout
l’autodétermination qui est le sentiment de la liberté de choix dans la prise de décision, d’action
que suscite le sentiment de plaisir et de satisfaction chez l’apprenant. Elle s’oppose à la

32

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

contrainte, la pression sociale, la situation d’évaluation. Car, le sujet qui éprouve de l’intérêt et
du plaisir dans l’activité engagée non par des éléments contextuels mais par sa volonté interne,
il se sent compétent et autodéterminé. Ce développement nous inspire la première hypothèse de
recherche formulée comme suit :
Hypothèse N° 1 : L’incitation des élèves par la motivation autodéterminée favorise la réussite
scolaire ou le rendement scolaire.
2.3.1.2 Point de la littérature sur le style communicationnel de l’enseignant du primaire
et la réussite scolaire
Dans ses écrits André (1998), soulignait que « motiver les élèves constitue l’un des plus grands
défis de l’enseignant actuellement ». Pour ce faire, le style communicationnel par la motivation
instauré par un enseignant dans sa classe est l’un des facteurs susceptibles de nourrir les besoins
des élèves. A cet effet, le style motivationnel de l’enseignant peut faciliter la motivation
autodéterminée chez ses élèves.
D’après une étude de Reeve (2002 ; 2009) mentionnée dans les écrits de Leroy et al., (2013),
intitulé « un modèle sociocognitif des apprentissages scolaires : style motivationnel de
l’enseignant, soutien perçu des élèves et processus motivationnels », on distingue deux styles
motivationnels différents : le « style soutenant l’autonomie » et le « style contrôlant ».
Concernant le « style soutenant l’autonomie », il présente un enseignement qui a pour objectif
de combler les besoins motivationnels des élèves. Les pratiques enseignantes de ce style se
manifestent par des opportunités laissées aux élèves de décider, de s’exprimer et de faire des
choix. Dans ce sens, l’enseignant encourage et exerce des feedbacks positifs (retours positifs) ;
il est à l’écoute de ses élèves.
En revanche, selon Deci et Ryan (1987), le style contrôlant est caractérisé par « un ensemble
de pratiques accentuant le poids des pressions et ayant pour but d’inciter les élèves à agir d’une
façon spécifique. Ce style ne permet donc pas de satisfaire les besoins des élèves mais
développe plutôt de la motivation extrinsèque voire de l’amotivation. Ici, l’enseignant ne
partage pas la parole, il la monopolise, n’accorde pas assez de temps à ses élèves pour terminer
leur travail, usant fréquemment de récompenses/punitions et utilisant un langage plus directif ;
une communication contraignante.
Une étude récente réalisée par Leroy et al., (2013), basée sur la théorie de l’autodétermination
Deci et Ryan, (2000), révèle que, un style d’enseignement soutenant l’autonomie est relié
positivement à la motivation autodéterminée. Allant dans la même veine, Deci et Ryan, (2000),
indiquent que « le style particulier avec lequel un enseignant interagit au quotidien avec ses
33

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

élèves est perçu par ces derniers. En effet, quand les élèves ont le sentiment que leur enseignant
soutient leur autonomie, leur compétence et leur proximité sociale, ils sont plus à même de
manifester une plus grande motivation autodéterminée, une plus faible amotivation (Leroy et
al., 2013).
Somme toute, l’enseignant qui fait le choix d’un style qui offre des opportunités aux élèves de
décider, de s’exprimer et de faire des choix, qui est à l’écoute de ses derniers, qui partage la
parole et qui encourage et exerce des feedbacks positifs dans l’exercice de sa fonction contribue
selon la littérature à la réussite scolaire.
Ainsi, pour rester en phase avec cette exigence du style de la motivation par la communication
par l’enseignant, nous choisissons de tester l’hypothèse suivante :
Hypothèse N° 2 : Le style de motivation par la communication de l’enseignant du primaire
détermine les résultats scolaires ou le rendement scolaire.
2.3.1.3 Point de la littérature sur la stratégie d’apprentissage et la réussite scolaire ou le
rendement scolaire
Lorsqu’un élève est motivé, il le prouvera par son engagement en recourant, de façon
consciente, à des stratégies d’apprentissage qui lui conviennent et permettent de réaliser
l’activité. Cet engagement s’entend comme une gestion active et réfléchie que l’élève fait de
ses stratégies d’apprentissage lorsqu’il doit accomplir une activité pédagogique Butler et
Cartier., (2004). Allant dans la même veine, Viau (2008), indique que l’élève peut faire usage
des moyens pour acquérir des connaissances et compétences et mieux contrôler sa démarche
d’apprentissage. Ces stratégies développées par l’élève pour tenter de réussir une activité,
s’entend comme une stratégie d’apprentissage.
La littérature fait ressortir quatre types de stratégies d’apprentissage utilisées par un élève Viau,
(1997). Il s’agit des stratégies cognitives qui renvoient aux moyens auxquels les élèves peuvent
recourir pour acquérir, intégrer et se rappeler des connaissances transmises. Les stratégies
métacognitives, Tardif (1992), souligne qu’elles correspondent à une connaissance ainsi qu’au
contrôle qu’une personne a sur elle-même, sur ses stratégies cognitives et sur ses
apprentissages. Les élèves exercent ce contrôle en passant par trois types de stratégies
métacognitives : la planification, l’ajustement et l’autoévaluation. Pour ce qui est des stratégies
de gestion du contexte de l’apprentissage, les stratégies d’apprentissage sont souvent utilisées
pour l’organisation du travail. Les élèves motivés recourent à cette stratégie pour améliorer les
conditions dans lesquelles se déroule la réalisation d’une activité. Pour finir, les stratégies

34

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

affectives sont celles que les élèves emploient pour contrôler leurs émotions et créer un climat
psychologique propice à l’apprentissage Boulet et al., (1996), Weinsten et Mayer., (1986).
En matière de stratégie d’apprentissage, l’enseignant veille à ne pas fixer d’objectifs relatifs
seulement aux connaissances théoriques mais également des objectifs visant à acquérir
certaines procédures (savoir-faire) ou comportements (savoir-être) ou encore l’art d’enseigner
(savoir-faire faire).
En synthèse, la stratégie d’apprentissage est considérée comme une des sources de la
motivation, En effet, si un élève obtient régulièrement de mauvaises notes, il est très probable
que cet élève finisse par avoir une faible perception de sa compétence et donc une faible
dynamique motivationnelle. Ce développement nous amène à formuler la troisième hypothèse
de recherche comme suit :
Hypothèse N° 3 : la stratégie d’apprentissage explique la réussite scolaire
2.3.2 Modèle conceptuel de recherche
Au regard de la littérature et de ces hypothèses, se dégage le modèle suivant :
Incitation par la
motivation
autodéterminée

Réussite scolaire
Style de motivation par la
communication

Stratégie d’apprentissage

Figure 1: Effet de la motivation sans le châtiment corporel sur la réussite scolaire.
Source : L’auteure.

Dans ce modèle, la variable expliquée ou dépendante désignée par (Y) est la réussite scolaire.
Les variables X1 – « Incitation par la motivation autodéterminée », X2 – « Style de motivation
par la communication » et X3 – « Stratégie d’apprentissage », constituent les variables
explicatives ou indépendantes de la réussite scolaire dans les établissements primaires. Il
convient alors d’évaluer l’influence des pratiques de motivation sans le châtiment corporel sur
la réussite scolaire dans les établissements primaires.

35

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

2.3.3 Définition et opérationnalisation des variables de recherche
La motivation fondée sur la responsabilité, la compétence et surtout l’autodétermination qui est
le sentiment de la liberté de choix dans la prise de décision, d’action suscite le sentiment de
plaisir et de satisfaction chez l’apprenant, Reeve (2002), Ryan et Deci., (2000). Elle s’oppose à
la contrainte, la pression sociale, à certaines manières d’évaluer. Car, le sujet qui éprouve de
l’intérêt et du plaisir dans l’activité engagée non par des éléments contextuels mais par sa
volonté interne, se sent compétent et autodéterminé. S’inscrivant dans cette perspective, cette
recherche vise, dans un premier temps, à appréhender les principales pratiques de motivations
mises en œuvre dans le contexte des établissements primaires, et à apprécier les styles de
communication en situation de classe susceptibles d’améliorer la réussite scolaire. Dans un
second temps, il est question d’évaluer l’influence des motivations sans le châtiment corporel
sur la réussite scolaire dans les établissements primaires béninois.

3. Cadre méthodologique
Avant d’exposer la démarche méthodologique adoptée dans cette recherche, il serait intéressant
de faire rappel du modèle conceptuel de la recherche en expliquant les variables.

3.1 Opérationnalisation des variables retenues
Pour rendre plus aisée la compréhension de ce modèle, il est intéressant d’expliciter les
variables aussi bien dépendantes qu’indépendantes auxquelles le chercheur fait appel. Le
tableau suivant résume les items de mesure des différentes variables de la recherche.
Tableau I: Mesure des variables de la recherche

Variables

Réussite scolaire

Pratique de
gestion de
la
Motivation

Incitation par la
motivation
autodéterminée

Style de motivation
par la
communication

Items de mesure
-

Stratégie de motivation intrinsèque

-

Stratégie de motivation extrinsèque

-

Combinaison motivation intrinsèque et extrinsèque

-

Responsabilité dans l’exercice des activités.

-

Sentiment de libre choix.

-

Liberté de choix dans la prise de décision favorisent la
réussite scolaire.

-

L’amour de la lecture

Style de motivation par la communication relative aux
enseignants
-

Partage de la parole et écoute des élèves.

36

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique
-

Veille pour appropriation des principes de l'APC (expression
des prérequis) par les élèves

-

Offrande de cadeaux aux élèves méritants

-

Passage aux mesures punitives.

Style de motivation par la communication relative aux parents

Stratégie
d’apprentissage

-

Organisation des sorties détente avec votre enfant ;

-

promesse de vacances et de cadeaux aux enfants méritants,

-

prime à l'enfant ayant le meilleur résultat,

-

punition des enfants ayant obtenu de mauvais résultats
influencent la réussite scolaire de vos enfants

-

Apprentissage quotidien des leçons ;

-

exercices de maison chaque soir ;

-

amour de la lecture; emploi de temps personnel à la maison
pour faire les exercices et apprendre les leçons ;

-

conditions favorisant l’apprentissage à la maison participent
à la réussite scolaire

Source : Adapté de la littérature
En synthèse, les items pouvant servir de mesure pour chaque indicateur afin d’opérationnaliser
les variables de recherche sont ainsi présentés. Il convient maintenant de présenter la démarche
méthodologique adopté dans le cadre de cette recherche.

3.2 Démarche méthodologique de la recherche
La méthodologie représente le chemin à suivre pour atteindre l’objectif de la recherche. Elle est
un aperçu de la façon dont une recherche est effectuée. Dans la réalité, elle constitue le cadre
systématique (manière d’étudier ou d’expliquer) utilisé pour résoudre le problème de recherche
en utilisant les meilleures méthodes et les plus réalisables pour mener la recherche tout en
s’alignant sur le but et les objectifs de la recherche.
Dans le cadre de cette recherche, elle passe en revue les arguments théoriques et empiriques qui
justifient le choix méthodologique, les sources et le mode de collecte des données utilisées et
la démarche d’analyse.
3.2.1 Choix de la méthode utilisée
En matière de recherche en science sociale, il existe trois types de méthodes : les méthodes
quantitatives, les méthodes qualitatives et les méthodes mixtes.

37

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

3.2.1.1 Les méthodes qualitatives
Paillé (2007), définit la méthode qualitative comme « une démarche discursive et signifiante de
reformulation, d’explication ou de théorisation d’un témoignage, d’une expérience ou d’un
phénomène. » (P. 413). Les méthodes dites « qualitatives » renverraient à des « méthodes
d’analyse qui reposent sur le traitement en profondeur d’un petit nombre de données »
collectées par observation ethnographique, entretiens semi-directifs, dépouillement d’archives
ou de collectes de rapports, plutôt sur de petits nombres de cas étudiés de façon approfondie et
intense. Les méthodes qualitatives permettent d’étudier les phénomènes en profondeur, dans
leur contexte et reposent souvent sur des échantillons de taille réduite que ceux utilisés dans les
méthodes quantitatives. Dans cette même lignée, Royer et Zarlowski., (2014), indiquent que la
démarche qualitative a pour finalité de construire, enrichir ou développer des théories.
3.2.1.2 Les méthodes quantitatives
Quant aux méthodes dites « quantitatives », elles renverraient à des « méthodes d’analyse de
données reposant essentiellement sur le traitement statistique d’un grand nombre de données
collectées dans le cadre du test empirique de la problématique de recherche » principalement
par questionnaire (sondage), donnant lieu par exemple à des analyses statistiques. Autrement
dit, elles utilisent des outils d’analyse mathématique et statistique, en vue de décrire,
d’expliquer et prédire des phénomènes par le biais de données historiques sous forme de
variables mesurables. Elles reposent donc sur des données qui se présentent essentiellement
sous la forme de chiffres et qui sont basées sur des procédures d’analyses statistiques afin de
tester des théories dans le cadre d’une démarche hypothético-déductive Royer et Zarlowski,
(2014).
3.2.1.3 Les méthodes mixtes
Encore appelée méthodes combinées ou méthodes mélangées ou recherche intégrative Johnson
et Onwuegbuzie (2004), ou recherche multi méthode, Hunter et Brewer., (2003), Morse (2003),
ou encore recherche triangulée, etc. Johnson et ses collaborateurs, (2007), la méthode mixte
Thomas (2003), peut être définie comme une approche à la connaissance (théorie et pratique)
qui tente d’envisager plusieurs points de vue et perspectives Creswell et Stick., (2006).
Selon Couty (1983), la méthode mixte est « un modèle de recherche qui implique de combiner
les éléments d’une approche quantitative et d’une approche qualitative (e.g. points de vue
quantitatif et qualitatif, collecte des données, analyse des données, technique d’inférence) à des
fins de compréhension et de corroboration, […] dans le cadre d’une seule étude ». En 2022,
Nagels, mentionne que les méthodes mixtes constituent une perspective pragmatique en
38

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

recherche. Traité de méthodologie de la recherche en Sciences de l’éducation et de la
formation. Enquêter dans les métiers de l’humain. Les méthodes mixtes Creswell et al., (2011)
permettent de rendre complémentaires les deux méthodes ou les deux méthodes se retrouvent
pour mieux atteindre les objectifs de la recherche.
3.2.2 Justification de la méthode utilisée
Dans le cadre de cette recherche, la méthode quantitative nous paraît plus appropriée pour
plusieurs raisons. D’abord, cette méthode de recherche nous permet de mieux appréhender le
phénomène de la recherche et de se rendre compte de la réalité Schoeb (2012). Elle permet une
compréhension approfondie de la pratique des motivations dans les établissements privés du
primaire. Selon Birkinshaw, Brannen et Tung (2011) et Yin (2009), c’est cette méthode qui
permet de traiter d'un nouveau phénomène peu ou mal compris et utile dans une situation où il
y a peu de recherches sur le sujet. Ensuite, l’approche quantitative s’appuie sur une démarche
objectiviste dans laquelle les outils utilisés sont identiques à ceux des sciences exactes
(statistiques, modélisation…) et permet une généralisation des résultats Tchokponhoué, (2010).
Les données quantitatives quant à elles permettent d'obtenir des mesures objectives sur les
pratiques de motivation sans le châtiment corporel et la réussite scolaire puis de quantifier les
relations entre les variables. Certains scientifiques affirment que la recherche quantitative est
supérieure aux données qualitatives. Elle a recours aux statistiques, à l’expérimentation et aux
enquêtes qui semblent fournir plus de rigueur scientifique et d’objectivité. Par conséquent elle
fournit plus d’apports théoriques (Guba &amp; Lincoln 1994). Elle permet au chercheur d'établir
des thèmes, des modèles, des catégories de données basées sur la compréhension et
l'interprétation du chercheur (Miles et Huberman 1994). Somme toute, cette méthode est
utilisée parce que, le peu de recherches effectuées sur le sujet en contexte béninois est mené par
une analyse quantitative.
3.2.3 Approche méthodologique
Pour mener à bien un travail de recherche scientifique, il est important de faire recours à une
bonne approche méthodologique. Pour rappel, dans le cadre de cette recherche c’est la méthode
quantitative qui est retenue. Or, les méthodes quantitatives sont des méthodes de recherche qui
vont généralement avec un mode de raisonnement hypothético-déductif comme approche
méthodologique. Selon cette approche, la démarche scientifique exclut toute subjectivité. Ainsi,
les méthodes quantitatives s'appuient sur une approche hypothético-déductive où des
hypothèses prédéfinies sont statistiquement testées pour confirmer ou réfuter les hypothèses
émises.
39

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

Pour le compte de ce travail de recherche, l’approche hypothético-déductive est retenue. Il
s’agit de partir des hypothèses posées pour en déduire une ou plusieurs explications par rapport
à la problématique de recherche. Pour ce faire, organiser la structure de la recherche autour
d’hypothèses émises se constate être un atout de taille dans la conduite judicieuse et rigoureuse
de ce dernier.
La démarche d’approche méthodologique utilisée, est inspirée des travaux de Dépelteau (2007).
Primo, elle consiste en une phase d’exploration aboutissant à l’élaboration d’une question
centrale de recherche. Secondo, une analyse du cadre théorique et des concepts clés (que nous
avons susnommée « revue de littérature ») est rédigée pour formuler une ou des hypothèses, par
la suite, formuler une ou des hypothèse(s). Tertio, des tests empiriques sont conduits afin de
confirmer ou d’infirmer les hypothèses précédemment formulées. Pour se faire, une
méthodologie doit être établie (délimitation de l’échantillon, choix des outils et techniques de
collecte des données, etc.). Une fois les résultats interprétés, ceux-ci sont finalement
communiqués à l’oral ou à l’écrit Dépelteau, (2007).

Vérification empirique
Revue de littérature
Exploration et problématisation

(Méthodologie,

Communication des

collecte et analyse

résultats

et formulation des
(question de recherche )
hypothèses
des données)

Figure 2: La démarche hypothético-déductive classique
Source : La démarche hypothético-déductive classique, adaptée de Dépelteau (2007)

Cette approche implique la formulation d’hypothèses basées sur des connaissances théoriques
existantes, de concevoir des expériences ou des enquêtes pour tester ces hypothèses. Puis de
tirer des conclusions à partir des résultats obtenus. Elle repose finalement sur une démarche
logique qui permet de formuler des hypothèses spécifiques et de les tester de manière
systématique.
3.2.4 Outils de collectes de données et instruments de mesures
Pour ce qui est de cette recherche, nous avons préféré comme outil de collecte le questionnaire
à cause de la démarche méthodologie purement quantitative ; un outil de collecte de données
quantitatives se présente sous la forme d’une série de questions posées dans un ordre bien

40

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

précis. Pour Combessie (2007), « le questionnaire a pour fonction principale de donner à
l’enquête une extension plus grande et de vérifier statistiquement jusqu’à quel point sont
généralisables les informations et hypothèses préalablement constituées ». Les questions posées
dans le questionnaire peuvent être ouvertes ou fermées.
Dans le cas d’espèce, au niveau du questionnaire, le choix de cette option répond à plusieurs
préoccupations. Il est destiné aux écoliers à cause de leur grand nombre, ensuite il met à la
disposition de la recherche plus d’informations en raison de son caractère anonyme, cela rassure
les écoliers et les dégage de toutes contraintes ou d’éventuelles sanctions. Pour la commodité
de la recherche et la concision nous avons exploité l’influence des pratiques de motivation sans
châtiment corporel sur la réussite scolaire des écoliers.
Ledit questionnaire adressé aux écoliers, parents d’élève, directeurs est essentiellement conçu
en fonction des hypothèses de recherche formulées.
3.2.5 Approche empirique de l'étude
Cette partie de la recherche est consacrée aux techniques de traitement des données et au type
d’échantillonnage et taille de l’échantillon.
3.2.5.1 Technique de traitement des données quantitatives
Les données quantitatives collectées grâce aux questionnaires, ont été codées et soumises à des
analyses statistiques à l'aide du logiciel R 4.1.1. A partir des statistiques descriptives, des
tableaux croisés ont été construits afin de résumer les données des questionnaires. Des mesures
de fréquence ont été utilisées pour décrire et analyser les données collectées. Les variables
qualitatives ont été analysées de façon indépendante et présentées sous forme d’effectifs (N) et
de proportion (%). Dans le but d’analyser les relations entre les variables, des tests de
contingence de Chi2 suivi d’un Test t de Student ont été effectués. Tout ceci a permis de réaliser
des analyses empiriques et une description des associations entre les paramètres collectés. Le
seuil de significativité statistique était de 5% (p&lt;0,05).
Somme toute, dans cette démarche hypothético-déductive, des tests empiriques sont effectués
pour confirmer ou réfuter les hypothèses émises. Ces tests s'appuient sur l'utilisation d’outils
d'analyse statistiques dans le but de décrire, expliquer et prédire des phénomènes. Parmi les
méthodes qui s’apparentent à l’approche quantitative, nous avons opté pour l’enquête par le
questionnaire. A ce niveau de l’analyse quantitative, c’est le traitement statistique qui est utilisé
ici pour tester l’indépendance entre deux variables. C’est grâce à cette technique, que nous
allons éprouver les hypothèses sur l’effet des pratiques de motivation sans châtiments corporels

41

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

sur la réussite scolaire. Quels sont les types d’échantillonnage et l’échantillon retenu pour la
recherche ?
3.2.5.2 Type d’échantillonnage et taille de l’échantillon
Il y est abordé le type d’échantillonnage et l’échantillon
3.2.5.2.1 Type d’échantillonnage
Le type d’échantillonnage utilisé y est énoncé et ensuite justifié.
 Choix du type d’échantillonnage
L’échantillonnage est un procédé qui permet de définir un échantillon dans un travail d’enquête.
Il s’agit d’étudier une partie sélectionnée pour établir des conclusions applicables à un tout.
Pour Gerville-Réache et Couallier (2011), « Une méthode d’échantillonnage est un algorithme
permettant sans ambiguïté de créer un échantillon, c’est à dire de sélectionner sans distinction
d’ordre une partie de la population. Puisque les unités statistiques sont distinguables,
l’échantillonnage revient à décrire comment sont sélectionnés les indices {i1,...,in} des unités
statistiques de la population. »
Il existe deux catégories de méthodes d’échantillonnage : les méthodes probabilistes ou
aléatoires et les méthodes non probabilistes ou empiriques. Les méthodes probabilistes font
référence à la sélection d’un échantillon sur le principe de la sélection au hasard ou aléatoire.
On

y retrouve

l’échantillonnage

aléatoire

simple, l’échantillonnage systématique,

l’échantillonnage stratifié, etc. L’échantillonnage non probabiliste est une méthode qui consiste
à sélectionner des unités dans une population en utilisant une méthode subjective. Elle
comprend l’échantillonnage de convenance, de jugement, par quotas, etc. L’échantillonnage de
convenance a été utilisé dans le cadre de cette étude et cela pour de multiples raisons.
 Justification du choix opéré
L’échantillonnage de convenance présume que les unités de la population sont toutes
semblables, et que n’importe quelle unité peut être choisie pour l’échantillon. Elle implique que
l’échantillon soit tiré de la partie de la population à portée de main.
Nous avons opté pour cette méthode premièrement pour des raisons d’accessibilité. Nous avons
pu considérer les apprenants directement présents et disponibles à répondre à notre
questionnaire. Deuxièmement pour des contraintes de temps. Il nous était nécessaire de
collecter les données car disposant d’un temps limité pour mener la recherche.
L’échantillonnage de convenance a donc été privilégié en raison de sa rapidité et sa facilité de
mise en œuvre. Troisièmement pour des raisons de ressources. Lorsque les ressources

42

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

financières, logistiques ou humaines sont restreintes, l’échantillonnage de convenance est une
option viable. Il permet de minimiser les coûts associés à la collecte des données.
Le principal inconvénient de cette méthode est que les participants sélectionnés peuvent ne pas
représenter de manière précise la population cible ce qui peut entrainer des biais dans les
résultats de recherche. Néanmoins, dans le cadre de cette recherche toutes les unités présentent
les mêmes caractéristiques, tous les participants sont donc représentatifs de la population.
3.2.5.2.2 Échantillon
 Population mère
La population mère est l’ensemble des individus qui sont d’intérêt dans le cadre de cette
recherche. C’est le groupe de personnes sur lequel nous souhaitons obtenir des informations
pour répondre à la question de recherche. Les écoliers de CM1 et CM2, toutes catégories de
sexe et groupe pédagogique confondue constituent la population mère de cette recherche. Les
enseignants et les parents d’élèves en font également partie.
 Taille de l’échantillon retenu et justification
Un échantillon est le résultat d’une méthode d’échantillonnage appliquée une fois à une
population, Gerville-Réache et Couallier (2011). Il s’agit du nombre de personnes à enquêter à
l’intérieur de chaque groupe cible.
Pour des raisons pratiques d’accessibilité nous avons eu recours à une méthode
d’échantillonnage non probabiliste plus précisément l’échantillonnage de convenance. Nous
avons fixé un nombre minimum de soixante-cinq (65) écoliers (CM1 et CM2) à enquêter. Un
total de cent un (101) écoliers ont reçu le questionnaire et quatre-vingt (84) écoliers ont pu être
repris et traité. Par ailleurs, sur un total vingt un (21) questionnaires administrés aux
enseignants, seize (16) ont été récupérés et utilisés. Quant aux parents d’élève, sur les quarantedeux (42) questionnaires administrés, trente-cinq (35) ont été récupérés et traités.
Tableau II: Taille de l’échantillon

Type de répondants

Échantillon Retenu

Échantillon Obtenu

Écoliers

101

84

Enseignants

21

16

Parents d’élève

42

35

Source : l’auteure

43

�Chapitre 2 : Le cadre théorique ; conceptuel et méthodologique

3.2.5.2.3 Difficultés rencontrées
Dans le cadre de cette recherche au sein de l’établissement primaire privé Émilie de Villeneuve
sise dans le Borgou, plus précisément dans la commune de Parakou, nous avons rencontré un
certain nombre de difficultés telles que : l’inaccessibilité de certaines informations relatives aux
enseignants ; la réticence de certains parents d’écolier ; l’indisponibilité du personnel
pédagogique à cause des activités de fin d’année et de la coïncidence avec la période des
examens nationaux. Cependant, les informations collectées ne manquent pas de pertinences et
n’affectent également en rien les données recueillies.
Le cadre théorique et la méthodologie de recherche ont été présentés dans la première partie.
La deuxième partie est consacrée à la présentation, à l’analyse des résultats et à la validation
des hypothèses et aux discussions des résultats.

44

�Deuxième partie : Résultats et discussions

DEUXIÈME PARTIE : RÉSULTATS ET
DISCUSSIONS

Les résultats obtenus sont présentés, analysés et discutés.

45

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

CHAPITRE 1 : RESTITUTION, ANALYSE ET DISCUSSION DES
RÉSULTATS
Les résultats sont détaillés en fonction des variables de l'enquête et visualisés au moyen de
graphiques. La présentation et l’analyse des résultats seront réalisées en fonction des hypothèses
formulées, permettant ainsi de confirmer ou d’infirmer ces hypothèses.

1. Présentation et analyse des résultats de la recherche
1.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés
1.1.1 Élèves
L’enquête a permis d’interviewer quatre-vingt (84) élèves de l’École Émilie Villeneuve de
Parakou, qui ont répondu aux questions posées. Ils étaient âgés de 8 à 12 ans ; l’âge le plus
représenté était 10 ans (58,3%) et celui le moins représenté, 12 ans (1,2%). Ils étaient à 64,3%
de sexe féminin contre 35,7% de sexe masculin, 52,4% d’eux étaient en classe de CM2 et 47,6%
au CM1. Le tableau 3 (ci-dessous) présente la distribution de l’échantillon selon les
caractéristiques sociodémographiques des enquêtés.
Tableau III: Caractéristiques sociodémographiques des élèves enquêtés

Variables

Effectif (N=84)

Pourcentage (%)

8

4

4,76

9

22

26,19

10

49

58,33

11

8

9,52

12

1

1,19

Masculin

30

35,71

Féminin

54

64,29

CM1

40

47,62

CM2

44

52,38

Age (années)

Sexe

Niveau d'étude

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

46

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

1.1.2 Enseignants
Les enseignants impliqués dans la présente étude étaient au nombre de seize (16) et
appartenaient majoritairement 50% à la tranche d’âge comprise entre trente (30) et quarante
(40) ans. Ils étaient à 31,3% des hommes contre 68,7% de femmes. Ils étaient répartis dans les
trois arrondissements de Parakou avec 68,7% dans le 3e arrondissement et dans dix (10)
quartiers avec 18,7% dans Zongo I puis dans Zongo II. Le tableau 4 récapitule les
caractéristiques sociodémographiques des enseignants.
Tableau IV: Caractéristiques sociodémographiques des enseignants enquêtés

Variables

Effectif (N=16)

Pourcentage (%)

30-40

8

50,00

41-51

1

6,25

52-62

1

6,25

&gt;62

6

37,5

Masculin

5

31,25

Féminin

11

68,75

1er

3

18,75

2eme

2

12,50

3eme

11

68,75

Zongo I

3

18,75

Wansirou

1

6,25

Nima

2

12,5

Nouveau quartier

1

6,25

Zongo II

3

18,75

Okédama

1

6,25

Amanwignon

1

6,25

Yokossi

1

6,25

Albarika

2

12,5

Ganou

1

6,25

Age (années)

Sexe

Arrondissement

Quartier

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

47

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

1.1.3 Parents d’élèves
Les parents d’élèves enquêtés étaient au nombre de trente (35). Ils avaient pour la plupart 51,4%
entre trente un (31) et quarante un (41) an et étaient à 57,1% des hommes contre 42,9% de
femmes. La majorité des parents d’élèves 48,6% travaillaient dans le secteur privé 25,7% et
22,9%, respectivement cadres et agents de l’administration privée. Les entreprises privées
28,6% ; la fonction publique 20% et le secteur libéral 20% sont les principales structures dans
lesquelles interviennent ces parents d’élèves. Le tableau 5 présente la répartition des parents
d’élèves selon leurs caractéristiques socio-démographiques.
Tableau V: Répartition des parents d’élèves selon leurs caractéristiques socio-démographiques

Variables

Effectif (N=35)

Pourcentage (%)

20-30

3

8,57

31-41

18

51,43

42-52

8

22,86

&gt;52

6

17,14

Masculin

20

57,14

Féminin

15

42,86

Cadre Administration Publique

4

11,43

Cadre Administration Privée

9

25,71

Agent Administration Publique

6

17,14

Agent Administration Privée

8

22,86

Étudiant

3

8,57

Ouvrier

5

14,29

ONG

3

8,57

Projets

1

2,86

Fonction Publique

7

20,00

Université

5

14,29

Libéral

7

20,00

Entreprise Privée

10

28,57

Collectivité Locale

2

5,71

Age (années)

Genre

Fonction

Structure

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

48

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

1.2 Pratiques de motivation et réussite scolaire
1.2.1 Motivation autodéterminée et réussite scolaire
En ce qui concerne l’incitation des élèves par la motivation autodéterminée, les résultats de
l’étude révèlent que trois élèves sur quatre se sentent responsables dans l’exercice de leurs
activités (figure 3) et environ 71% des élèves ont le sentiment de faire librement leurs choix
(figure 4). Il faut noter que la liberté de choix dans la prise de décision chez ces élèves n’est
pas totale. En effet, 76,2% des élèves reconnaissent avoir la liberté de choix dans leurs prises
de décisions contre 23,8% qui déclarent n’avoir jamais eu cette liberté de choix (figure 5). Par
ailleurs, tous les élèves 100% déclarent que les enseignements suscitent en eux le sentiment de
plaisir et de satisfaction, et tous les élèves enquêtés 100% éprouvent du plaisir dans l’activité
engagée.
Très souvent

33,33

Souvent

42,86

Jamais

23,81

Responsables dans l’exercice des activités
Figure 3: Distribution des élèves selon leurs responsabilités dans l’exercice de leur activité (n=84)
Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

Très souvent

23,81

Souvent

47,62

Jamais

28,57

Sentiment de libre choisir
Figure 4: Distribution des élèves selon leurs sentiments de libre choisir (n=84)
Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

Très souvent

13,1

Souvent
Jamais

63,1
23,81

Liberté de choix dans la prise de décision
Figure 5: Distribution des élèves selon leur liberté de choix dans la prise de décision (n=84)
Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

49

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

Pour ce qui est de la relation entre la motivation autodéterminée et la réussite scolaire (tableau
6), 78,6% des élèves enquêtés, affirment que la responsabilité dans l’exercice des activités, le
sentiment de libre choix et la liberté de choix dans la prise de décision favorisent leur réussite
scolaire.
Tableau VI: Relation entre la motivation autodéterminée et la réussite scolaire

Variable

Effectif (N=84)

Pourcentage (%)

Responsabilité dans l’exercice des activités, sentiment de libre choix et liberté de choix dans la
prise de décision favorisent la réussite scolaire
Jamais

18

21,43

Souvent

5

5,95

Très souvent

61

72,62

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

1.2.2 Style de motivation par la communication et réussite scolaire
1.2.2.1 Enseignants
Du point de vue du style de motivation par la communication, les enseignants enquêtés
partagent la parole et écoutent leurs élèves, très souvent 93,7% ou souvent 6,3%. Ils veillent
souvent 87,5% ou très souvent 12,5% à l’appropriation des principes de l'APC par les élèves à
travers les occasions accordées aux élèves d’exprimer leurs prérequis sur chaque thématique
abordée avec eux en classe. Plus de huit enseignants sur dix offrent des cadeaux à leurs élèves.
Mais à côté, 93,7% des enseignants enquêtés passent souvent aux mesures punitives ; sans plus
de précision sur la nature de ces mesures. Le tableau 7 suivant présente les résultats sur le style
de motivation par la communication adoptée chez les enseignants.
Tableau VII: Style de motivation par la communication relative aux enseignants

Variables

Effectif (N=16)

Pourcentage (%)

Jamais

0

0,00

Souvent

1

6,25

Très souvent

15

93,75

Partage de la parole et écoute des élèves

Veille pour appropriation des principes de l'APC (expression des prérequis) par les élèves
Jamais

0

0,00

Souvent

14

87,5

Très souvent

2

12,5

50

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats
Variables

Effectif (N=16)

Pourcentage (%)

Jamais

3

18,75

Souvent

10

62,5

Très souvent

3

18,75

Jamais

1

6,25

Souvent

15

93,75

Très souvent

0

0,00

Offrande de cadeaux aux élèves méritants

Passage aux mesures punitives

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

Les résultats présentés dans le tableau 8 révèlent qu’en terme de relation entre le style de
motivation par la communication relatif aux enseignants et la réussite scolaire, 93,7% des
enseignants soulignent que le partage de la parole et l’écoute des élèves; la veille pour
l’appropriation des principes de l'APC à travers les occasions accordées aux élèves d’exprimer
leurs prérequis sur chaque thématique abordée avec eux en classe, l’offrande de cadeaux aux
élèves méritants, et le passage aux mesures punitives contribuent à la réussite scolaire de leurs
élèves.
Tableau VIII: Relation entre le style de motivation par la communication relative aux enseignants et la réussite
scolaire

Variables

Effectif (N=16)

Pourcentage (%)

Partage de la parole et écoute des élèves ; veille pour appropriation des principes de l'APC
(expression des prérequis) par les élèves, offrande de cadeaux aux élèves méritants, passage aux
mesures punitives contribuent à la réussite scolaire de vos élèves
Jamais

1

6,25

Souvent

11

68,75

Très souvent

4

25,00

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

1.2.2.2 Parents d’élèves
Pour ce qui est du style de motivation par la communication relative aux parents (tableau 9), la
quasi-totalité de ces derniers 97,1% organisent des sorties de détente avec leurs enfants.
L’ensemble des parents 100% font des promesses de vacances et de cadeaux à leurs enfants
méritants. Ils accordent à 91,4%, des primes à leurs enfants ayant les meilleurs résultats.

51

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

Néanmoins, 36,1% de ces parents punissent leurs enfants ayant obtenu de mauvais résultats à
l’école.
Tableau IX: Style de motivation par la communication relative aux parents

Variables

Effectif (N=35)

Pourcentage (%)

Jamais

1

2,86

Souvent

24

68,57

Très souvent

10

28,57

Jamais

0

0,00

Souvent

15

42,86

Très souvent

20

57,14

Jamais

3

8,57

Souvent

20

57,14

Très souvent

12

34,29

Jamais

22

62,86

Souvent

9

25,71

Très souvent

4

11,43

Organisation des sorties détente avec votre enfant

Promesse de vacances et de cadeaux aux enfants méritants

Prime à l'enfant ayant le meilleur résultat

Punition des enfants ayant obtenu de mauvais résultats

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

De l’analyse du tableau 10, il ressort que pour 82,9% des parents d’élèves, l’organisation des
sorties de détente avec les enfants, les promesses de vacances et de cadeaux aux enfants
méritants, les primes aux enfants ayant les meilleurs résultats, ainsi que la punition des enfants
ayant obtenu de mauvais résultats à l’école, favorisent la réussite scolaire de leurs enfants.
Tableau X: Relation entre le style de motivation par la communication relative aux parents d’élèves et la réussite
scolaire

Variables

Effectif (N=35)

Pourcentage (%)

Organisation des sorties détente avec votre enfant ; promesse de vacances et de cadeaux aux enfants
méritants, prime à l'enfant ayant le meilleur résultat, punition des enfants ayant obtenu de mauvais
résultats influencent la réussite scolaire de vos enfants
Jamais

6

17,14

Souvent

13

37,14

Très souvent

16

45,72

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

52

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

1.2.3 Stratégie d’apprentissage et réussite scolaire
Quant aux stratégies d’apprentissage, les résultats de l’enquête présentés dans le tableau 11
indiquent que 94,0% des élèves apprennent quotidiennement leurs leçons, 95,2% d’eux font
chaque soir, leurs exercices de maison et 92,9% de ces élèves disposent d’un emploi de temps
personnel à la maison pour faire les exercices et apprendre les leçons. On note également que
90,5% des élèves enquêtés jouissent à la maison, de conditions favorisant l’apprentissage.
Enfin, 70,2% de ces élèves aiment la lecture.
Tableau XI: Stratégie d’apprentissage des élèves

Variables

Effectif (N=84)

Pourcentage (%)

Jamais

5

5,95

Souvent

53

63,10

Très souvent

26

30,95

Jamais

4

4,76

Souvent

56

66,67

Très souvent

24

28,57

Apprentissage quotidien des leçons

Exercices de maison chaque soir

Emploi de temps personnel à la maison pour faire les exercices et apprendre les leçons
Jamais

6

7,14

Souvent

30

35,72

Très souvent

48

57,14

Jamais

8

9,52

Souvent

20

23,81

Très souvent

56

66,67

Jamais

25

29,76

Souvent

21

25,00

Très souvent

38

45,24

Conditions favorisant l’apprentissage à la maison

Amour de la lecture

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

53

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

Opinant sur la relation entre les stratégies d’apprentissage et la réussite scolaire (tableau 12),
92,9% des élèves affirment que l’apprentissage quotidien des leçons ; les exercices de maison
faits chaque soir ; la possession d’un emploi de temps personnel à la maison pour faire les
exercices et apprendre les leçons ; des conditions favorisant l’apprentissage à la maison et
l’amour de la lecture, participent à leur réussite scolaire.
Tableau XII: Relation entre stratégie d’apprentissage et réussite scolaire

Variables

Effectif (N=84)

Pourcentage (%)

Apprentissage quotidien des leçons ; exercices de maison chaque soir ; amour de la lecture ; emploi
de temps personnel à la maison pour faire les exercices et apprendre les leçons ; conditions
favorisant l’apprentissage à la maison participent à la réussite scolaire
Jamais

6

7,14

Souvent

29

34,53

Très souvent

49

58,33

Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

1.3 Types de motivations et réussite scolaire des élèves
Les résultats de l’analyse sur le type de motivation aboutissant à la réussite scolaire suivant le
niveau d’étude des élèves enquêtés, indiquent qu’il n’existe aucune différence significative au
seuil de 5% entre les niveaux d’étude des élèves lorsqu’on considère les types motivations
aboutissant à la réussite scolaire (χ2 = 3,31 ; P = 0,192). En effet, les élèves enquêtés affirment
que ce sont les motivations intrinsèques 15,5% ; extrinsèques 28,5% et la combinaison des deux
56% qui leur permet d’aboutir à une réussite scolaire (tableau 13).
Tableau XIII: Type de motivation aboutissant à la réussite scolaire suivant le niveau d’étude des élèves enquêtés

Type de motivation aboutissant à la réussite scolaire
Variables
Intrinsèque

Extrinsèque

Intrinsèque + Extrinsèque

Niveau d’étude
CM1 (n=40)

15,0

27,5

57,5

CM2 (n=44)

15,9

29,5

54,5

Moyenne

15,5

28,5

56,0

Ddl

2

χ2

3,31

P

0,192

ddl = degré de liberté, χ2 = Chi carré, P &lt; 0,05 indique qu’il existe une différence significative.
Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

54

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

1.4 Châtiment corporel et réussite scolaire des élèves
Des résultats de l’analyse sur l’effet du niveau de châtiment corporel sur la réussite scolaire
suivant le niveau d’étude des élèves enquêtés, il ressort qu’il n’existe aucune différence
significative au seuil de 5% entre les niveaux d’étude des élèves lorsqu’on considère l’effet du
niveau de châtiment corporel sur la réussite scolaire (χ2 = 0,04 ; P = 0,972). En effet, la majorité
des élèves enquêtés 86,9% soulignent que l’absence de châtiment corporel assure la réussite
scolaire, contrairement à 10,7% et 2,4% respectivement, qui pensent qu’il faudrait un peu ou
beaucoup de châtiment corporel pour garantir leur réussite scolaire (tableau 14).

Tableau XIV: Effet du niveau châtiment corporel sur la réussite scolaire suivant le niveau d’étude des élèves
enquêtés

Réussite scolaire conditionnée par le niveau de châtiment corporel
Variables
Aucun

Un peu

Beaucoup

CM1 (n=40)

87,5

10,0

2,5

CM2 (n=44)

86,4

11,4

2,3

Moyenne

86,9

10,7

2,4

Niveau d’étude

Ddl

2

χ2

0,04

P

0,978
ddl = degré de liberté, χ2 = Chi carré, P &lt; 0,05 indique qu’il existe une différence significative.
Source : Résultats issus de nos analyses, avril 2024

2. Discours des résultats
Trois élèves sur quatre se sentent responsables dans l’exercice de leurs activités et environ 71%
des élèves ont le sentiment de faire librement leurs choix. Aussi, 76,2% des élèves reconnaissent
avoir la liberté de choix dans leurs prises de décisions. Enfin, pour 78,57% des élèves enquêtés,
la responsabilité dans l’exercice des activités, le sentiment de libre choix et la liberté de choix
dans la prise de décision favorisent leur réussite scolaire. Ainsi, sachant que la responsabilité
dans l’exercice des activités, le sentiment de libre choix et la liberté de choix dans la prise de
décision sont des caractéristiques de la motivation autodéterminée, il apparait que l’incitation
des élèves par la motivation autodéterminée favorise la réussite scolaire. En effet, selon Lieury

55

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

&amp; Fenouillet, (2013), l’autodétermination est le sentiment de choisir, ou libre arbitre, et
s’oppose à la contrainte, la pression sociale, la situation d’évaluation. De plus, pour Pelletier et
Vallerand. (1993), la liberté de choix dans la prise de décision, d’action suscite le sentiment de
plaisir et de satisfaction chez l’acteur. Or Glandais (2016) révèle que plus la motivation des
élèves est autodéterminée, plus ils sont attentifs, persévérants et ont du plaisir à réaliser
l’activité sur le long terme. Ce type de motivation favorise donc l’implication de l’élève en
classe. De même, Ryan et Deci (2000) puis Reeve (2002) ont montré que les formes de
motivations les plus autodéterminées avaient un impact positif sur l’élève alors que les moins
autodéterminées avaient des conséquences négatives. Ainsi, ce type de motivation implique
davantage les élèves et contribue à leur réussite. L’autonomie est donc considérée comme la
finalité de l’éducation (Patry, 2018).
Les résultats indiquent que tous les enseignants enquêtés (100%) partagent la parole et écoutent
leurs élèves, ils veillent aussi à l’appropriation des principes de l'APC par les élèves à travers
les occasions accordées aux élèves d’exprimer leurs prérequis sur chaque thématique abordée
avec eux en classe. Plus de huit enseignants sur dix offrent des cadeaux à leurs élèves mais
93,7% d’eux passent aux mesures punitives ; sans plus de précision sur la nature de ces mesures.
De plus, 93,7% des enseignants soulignent que le partage de la parole et l’écoute des élèves ; la
veille pour l’appropriation des principes de l'APC à travers les occasions accordées aux élèves
d’exprimer leurs prérequis sur chaque thématique abordée avec eux en classe, l’offrande de
cadeaux aux élèves méritants, et le passage aux mesures punitives qui sont des formes de
communication, contribuent à la réussite scolaire de leurs élèves. Ces différents styles
motivationnels par la communication cadrent avec les résultats des travaux de Reeve (2002 ;
2009) rapportés par Leroy et al. (2013), qui distinguent deux styles motivationnels à savoir : le
« style soutenant l’autonomie » et le « style contrôlant ». En effet, pour ces auteurs, le « style
soutenant l’autonomie », présente un enseignement qui a pour objectif de combler les besoins
motivationnels des élèves. Les pratiques enseignantes de ce style se manifestent par des
opportunités laissées aux élèves de décider, de s’exprimer et de faire des choix. Dans ce sens,
l’enseignant encourage et exerce des feedbacks positifs (retours positifs) ; il est à l’écoute de
ses élèves. En revanche, selon Deci et Ryan (1987), le style contrôlant est caractérisé par « un
ensemble de pratiques accentuant le poids des pressions et ayant pour but d’inciter les élèves à
agir d’une façon spécifique. Ce style ne permet donc pas de satisfaire les besoins des élèves
mais développe plutôt de la motivation extrinsèque voire l’amotivation. Ici, l’enseignant ne
partage pas la parole, il la monopolise, n’accorde pas assez de temps à ses élèves pour terminer

56

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

leur travail, usant fréquemment de récompenses/punitions et utilisant un langage plus directif ;
une communication contraignante.
Il résulte de l’enquête que 94,0% des élèves apprennent quotidiennement leurs leçons, 95,2%
d’eux font chaque soir, leurs exercices de maison et 92,9% de ces élèves disposent d’un emploi
de temps personnel à la maison pour faire les exercices et apprendre les leçons. Aussi, 90,5%
des élèves enquêtés jouissent à la maison, de conditions favorisant l’apprentissage et 70,2%
d’eux aiment la lecture. De plus, 92,9% des élèves affirment que l’apprentissage quotidien des
leçons ; les exercices de maison faits chaque soir ; la possession d’un emploi de temps personnel
à la maison pour faire les exercices et apprendre les leçons ; des conditions favorisant
l’apprentissage à la maison et l’amour de la lecture, participent à leur réussite scolaire. Sachant
que la stratégie d’apprentissage inclue l’apprentissage quotidien des leçons ; les exercices de
maison faits chaque soir ; la possession d’un emploi de temps personnel à la maison pour faire
les exercices et apprendre les leçons ; des conditions favorisant l’apprentissage à la maison et
l’amour de la lecture, on en déduit donc que la stratégie d’apprentissage participe à la réussite
scolaire. Ces résultats corroborent ceux de divers auteurs. En effet, selon Viau (2008), les élèves
font usage de divers moyens pour acquérir des connaissances et compétences et mieux contrôler
leur démarche d’apprentissage. Ces stratégies développées par les élèves pour tenter de réussir
une activité, s’entendent comme une stratégie d’apprentissage.
Durant l’étude, les élèves enquêtés affirment que ce sont les motivations intrinsèques 15,5% ;
extrinsèques 28,5% et la combinaison des deux 56% qui leur permet d’aboutir à une réussite
scolaire. En effet, la motivation extrinsèque est une forme d’adaptation de comportement face
à des exigences du contexte duquel l’individu dépend. C’est-à-dire, il se met dans des
contraintes et doit changer ses façons de se comporter afin d’éviter des sanctions ou de gagner
des récompenses de l’activité. Quant à la motivation intrinsèque, elle est une forme de
motivation émanant de l’individu lui-même. Elle correspond à l’intérêt, à la curiosité, c’est-àdire au sens courant de la motivation. Un élève qui s’engage spontanément dans un exercice de
résolution de problèmes est le signe que cette activité revêt de l’intérêt pour lui et qu’il aime en
résoudre. La motivation intrinsèque renvoie donc à l’autodétermination et la compétence perçue
Lieury et Fenouillet, (2013).
La majorité des élèves enquêtés 86,9% soulignent que l’absence de châtiment corporel assure
la réussite scolaire. Ces résultats sont en adéquation avec ceux de divers auteurs. En effet, selon
Soré et Moyenga (2019), la sanction à l’école serait un facteur de terreur qui installe une
distance handicapante entre l’enseignant et l’élève, réduisant la participation à partir du moment
où se tromper constitue un motif valable de sanction. Elle représenterait également un facteur
57

�Chapitre 1 : Restitution, analyse et discussion des résultats

de déperdition scolaire, des enfants abandonnant l’école par crainte de sévices corporels ou à
l’issue de traitements jugés dégradants. Pour preuve, les résultats des travaux de Debarbieux
(2006) révèlent que le châtiment corporel à l’école n’est pas efficace au niveau des
apprentissages, car les établissements pratiquant le moins ce type de punition ont les meilleurs
résultats académiques. De ce fait, le recours aux différentes pratiques de motivation sans
châtiment corporel dans les établissements scolaires améliorerait donc la réussite scolaire des
écoliers au Bénin.

58

�Chapitre 2 : De la validation des hypothèses aux suggestions

CHAPITRE 2 : DE LA VALIDATION DES HYPOTHÈSES AUX
SUGGESTIONS
Ce dernier chapitre est consacré à la vérification des hypothèses et aux suggestions.

1. Vérification des hypothèses
La confrontation ou l’appréciation du degré de validation des hypothèses émises, à partir de
l’analyse des données de l’enquête permettront la confirmation ou l’infirmation des hypothèses.
Ainsi, les hypothèses seront vérifiées, une par une.

1.1 Hypothèse 1 : L’incitation des élèves par la motivation autodéterminée
favorise la réussite scolaire
La première hypothèse de la présente étude stipule que l’incitation des élèves par la motivation
autodéterminée favorise la réussite scolaire. Ainsi, sachant que la responsabilité dans l’exercice
des activités, le sentiment de libre choix et la liberté de choix dans la prise de décision sont des
caractéristiques de la motivation autodéterminée, nous pouvons donc conclure que l’hypothèse
1 selon laquelle l’incitation des élèves par la motivation autodéterminée favorise la réussite
scolaire est confirmée.

1.2 Hypothèse 2 : Le style de motivation par la communication de l’enseignant
du primaire détermine les résultats scolaires ou le rendement scolaire
La deuxième hypothèse de cette étude stipule que le style de motivation par la communication
détermine les résultats scolaires. Des résultats de l’étude, il ressort que tous les enseignants
enquêtés (100%) partagent la parole et écoutent leurs élèves, ils veillent aussi à l’appropriation
des principes de l'APC par les élèves à travers les occasions accordées aux élèves d’exprimer
leurs prérequis sur chaque thématique abordée avec eux en classe. Plus de huit enseignants sur
dix offrent des cadeaux à leurs élèves mais 93,7% d’eux passent aux mesures punitives ; sans
plus de précision sur la nature de ces mesures. De plus, 93,7% des enseignants soulignent que
le partage de la parole et l’écoute des élèves ; la veille pour l’appropriation des principes de
l'APC à travers les occasions accordées aux élèves d’exprimer leurs prérequis sur chaque
thématique abordée avec eux en classe, l’offrande de cadeaux aux élèves méritants, et le passage
aux mesures punitives qui sont des formes de communication, contribuent à la réussite scolaire
de leurs élèves.
Au niveau des parents, 97,1% d’eux organisent des sorties de détente avec leurs enfants ; tous
(100%) font des promesses de vacances et de cadeaux à leurs enfants méritants et 91,4%
accordent des primes à leurs enfants ayant les meilleurs résultats. Néanmoins, 36,1% de ces
59

�Chapitre 2 : De la validation des hypothèses aux suggestions

parents punissent leurs enfants ayant obtenu de mauvais résultats à l’école. Aussi, les formes
de communication que sont l’organisation des sorties de détente avec les enfants, les promesses
de vacances et de cadeaux aux enfants méritants, les primes aux enfants ayant les meilleurs
résultats, ainsi que la punition des enfants ayant obtenu de mauvais résultats à l’école, favorisent
selon 82,9% des parents d’élèves, la réussite scolaire de leurs enfants. On pourrait donc déduire
que le style de motivation par la communication détermine les résultats scolaires. Ainsi,
l’hypothèse 2 est confirmée.

1.3 Hypothèse 3 : la stratégie d’apprentissage explique la réussite scolaire
La troisième hypothèse de cette recherche stipule que la stratégie d’apprentissage influence la
réussite scolaire.
Il résulte de l’enquête que 94,0% des élèves apprennent quotidiennement leurs leçons, 95,2%
d’eux font chaque soir, leurs exercices de maison et 92,9% de ces élèves disposent d’un emploi
de temps personnel à la maison pour faire les exercices et apprendre les leçons. Aussi, 90,5%
des élèves enquêtés jouissent à la maison, de conditions favorisant l’apprentissage et 70,2%
d’eux aiment la lecture. De plus, 92,9% des élèves affirment que l’apprentissage quotidien des
leçons ; les exercices de maison faits chaque soir ; la possession d’un emploi de temps personnel
à la maison pour faire les exercices et apprendre les leçons ; des conditions favorisant
l’apprentissage à la maison et l’amour de la lecture, participent à leur réussite scolaire. Sachant
que la stratégie d’apprentissage inclue l’apprentissage quotidien des leçons ; les exercices de
maison faits chaque soir ; la possession d’un emploi de temps personnel à la maison pour faire
les exercices et apprendre les leçons ; des conditions favorisant l’apprentissage à la maison et
l’amour de la lecture, on en déduit donc que la stratégie d’apprentissage participe à la réussite
scolaire. Ainsi, l’hypothèse 3 est confirmée.

2. Suggestions
2.1 Suggestions à l’endroit des élèves
Les élèves doivent avoir une motivation intrinsèque pour pourvoir réussir dans leurs études. Ils
doivent avoir aussi la motivation extrinsèque car seule la motivation intrinsèque ne suffit pas
pour réussir ; ce qui les aidera à :
-

avoir un emploi de temps personnel à la maison pour faire les exercices et apprendre
les leçons; Apprendre quotidiennement leurs leçons;

-

faire leurs exercices de maison chaque soir;

-

être amoureux de la lecture;

60

�Chapitre 2 : De la validation des hypothèses aux suggestions

Telles sont quelques conditions favorisant la réussite scolaire

2.2 Suggestions à l’endroit des enseignants
La communication est l'élément le plus important dans le processus d'enseignementapprentissage puisqu'il s'agit d'un processus interactif. « Il apparaît évident que les
communications constituent un chaînon essentiel des relations humaines dans l'école [...].
(Elles) constitue(nt) un élément non négligeable de paix scolaire » Delaire, (1986). Ce qui
implique à :
-

partager la parole et à écouter l’élèves ;

-

veiller à l’appropriation des principes de l'APC (expression des prérequis) par les
élèves ;

-

offrir de cadeaux aux élèves méritants ;

-

passer aux mesures punitives.

2.3 Suggestions à l’endroit des parents d’élève
Les parents devront témoigner, à l'égard de leurs enfants, de l'affection. Ils doivent jouer le rôle
d'éducation de base qui leur est dévolu et confié. L'étude menée par Bakali (1997) dans le cadre
de son mémoire de Maîtrise a confirmé le fait que les élèves placés dans un foyer instable sont
plus enclins à manifester des comportements répréhensibles, ce qui suscite la colère des
enseignants qui n'hésitent pas à utiliser les punitions corporelles. Cela voudra dire que
l'affection, l'amour et la rigueur sont des attitudes, des choix nécessaires au bon développement
de l'enfant.
Les parents, par la combinaison de la tendresse, de la sympathie et de la rigueur, pourront
amener les enfants à une bonne réussite scolaire.

2.4 Suggestions à l’endroit des décideurs politiques
L'agent de confection et de réalisation des politiques scolaires. [...] La tâche confiée aux
enseignants est celle de l'accomplissement ou de la réalisation de la mission de socialisation.
Les résultats de leur travail pédagogique devraient converger aux objectifs poursuivis par l'Etat,
la pratique de formation à donner aux enseignants est de la même importance que celui des
élèves. Amuzu-Glikpa, (2009 :4). Former les agents de l’éducation à allier l’éducation moderne
et l’éducation traditionnelle au Bénin. Déterminer quel type de punition peut-on admettre aux
élèves pour les inciter au travail. Associer la motivation intrinsèque et la motivation
extrinsèque.

61

�Conclusion

CONCLUSION
Cette recherche porte sur la gestion de la motivation des écoliers dans les établissements privés
et réussite scolaire, avec une attention particulière au cas de l’école primaire Émilie de
Villeneuve de Parakou/Bénin. La problématique de l’amélioration de la réussite scolaire au
niveau des écoliers sans le châtiment corporel, a intéressé les contemporains, les chercheurs et
les praticiens. C’est pour cette raison que plusieurs études ont été menées pour découvrir les
atouts d’un apprentissage des écoliers sans le châtiment corporel. Les recherches sur cette
préoccupation n’ont pas abouti à la même conclusion.
Les résultats de l’étude réalisée par Soré et Moyenga sur la sanction à l’école : entre
interdiction, survivance et innovation en 2019 ont révélé que la sanction à l’école serait un
facteur de terreur qui installe une distance handicapante entre l’enseignant et l’élève, réduisant
la participation à partir du moment où se tromper constitue un motif valable de sanction. Elle
représenterait également un facteur de déperdition scolaire, des enfants abandonnant l’école par
crainte de sévices corporels ou à l’issue de traitements jugés dégradants. Allant dans la même
perspective, les chercheurs comme Twum-Danso (2010) ; Taylor, Hamvas, Rice, Newman et
DeJong (2011) ; Gershoff (2013) ; UNICEF (2014) ; Gershoff (2017) ont révélé à travers leurs
résultats l’existence d’effets particulièrement nocifs sur les enfants qui subissent les châtiments
corporels. Parmi eux, cette stratégie motivationnelle à des conséquences négatives sur la santé
aussi bien mentale que physique de l’enfant.
Toutefois, cette posture ne fait pas l’unanimité dans la sphère scientifique sur la punition
corporelle. Des chercheurs comme Cowan (2002), Larzelere et Kuhn (2005), Larzelere et
Baumrind (2010), ont montré à travers leurs résultats que, certaines formes de châtiments
corporels peuvent être utiles dans le cas d’un « usage modéré » et ne seraient dangereuses que
si elles deviennent abusives.
En revanche, Antonowicz (2010), dans ses écrits, souligne que les châtiments corporels restent
une forme de violence encore perçue comme un moyen légitime de corriger les comportements
indésirables de l’enfant à la maison et mais également de l’écolier par son enseignant. De même,
une enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) conduite par l’ANSD et l’UNICEF
(2016) a confirmé la persistance du recours aux châtiments corporels dans les familles comme
dans les écoles. Mais, Debarbieux (2006) à travers les résultats de ses travaux, refuse cette thèse
et révèle que le châtiment corporel à l’école n’est pas efficace au niveau des apprentissages, car
la plupart des établissements pratiquant le moins ce type de punition ont les meilleurs résultats
académiques.
62

�Conclusion

Ces études empiriques soulèvent encore le débat sur la stratégie motivationnelle
d’apprentissage des écoliers. Peu de recherches semblent s’être intéressées à la pratique en
milieu familial plus que scolaire Gershoff (2017), dans les écoles des régions du Bénin
notamment dans les communes du Borgou.
Cette recherche s’inscrit dans cette perspective en examinant les stratégies motivationnelles
d’apprentissage les plus efficaces pouvant contribuer à l’amélioration des rendements scolaires.
Elle avait pour objectif principal d’appréhender l’effet des pratiques de motivation sans
châtiment corporel dans les établissements sur la réussite scolaire des écoliers. Plus
précisément, cette recherche a essayé de répondre à la préoccupation principale suivante : A
quelles conditions le recours aux pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les
établissements améliore-t-elle la réussite scolaire des écoliers au Bénin ? Pour régler cette
question centrale, plusieurs préoccupations intermédiaires ont été d’abord résolues. Ces
préoccupations intermédiaires sont relatives aux objectifs spécifiques. Il s’agit d’abord,
d’identifier les pratiques de motivation des apprenants des établissements primaires au Bénin,
Ensuite de déterminer l’effet de l’usage du style de motivation par la communication par
l’enseignant sur la réussite scolaire. Finalement, il est procédé à évaluation de l’influence de la
stratégie d’apprentissage de l’enseignant sur le niveau de la réussite scolaire au Bénin.
Pour mener à bien cette recherche dans le but d’atteindre ces différents objectifs, une
méthodologie rigoureuse a été adoptée. D’abord, au regard de la littérature, cette recherche a
examiné les contours des concepts de motivation sans châtiments corporels et de réussite
scolaire et la relation qui existe entre ces deux concepts. Cette analyse de la littérature a permis
d’observer que la stratégie motivationnelle d’apprentissage des écoliers dans les établissements
du primaire peut affecter positivement ou négativement le niveau de réussite scolaire. En plus,
une revue de littérature approfondie a été réalisée, en mobilisant les travaux de chercheurs tels
que Soré et Moyenga, Gershoff E. T., Debarbieux, etc. La revue de littérature réalisée a permis
de recenser les travaux antérieurs sur les pratiques de motivation sans châtiments corporels et
leur influence sur la réussite scolaire sociale.
Ensuite, la démarche hypothético-déductive est adoptée avec une approche quantitative et de
l’approche qualitative. L’étude empirique a été réalisée sur un échantillon de convenance de 84
écoliers (CM1 et CM2), 16 enseignants et 35 parents d’élève.
Enfin, une fois les données collectées par le biais d’un questionnaire, elles ont fait objet de
traitement Grâce à des analyses statistiques à l'aide du logiciel R 4.1.1. Cette démarche
méthodologique telle qu’évoquée plus haut a permis d’atteindre les objectifs de la recherche à
partir des résultats auxquels nous sommes parvenus.
63

�Conclusion

Les résultats de cette recherche révèlent que la majorité des élèves enquêtés soulignent que
l’absence de châtiment corporel assure la réussite scolaire. Car, les établissements pratiquant le
moins ce type de punition ont les meilleurs résultats académiques. De ce fait, le recours aux
différentes pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les établissements scolaires
améliorerait donc la réussite scolaire des écoliers au Bénin.
Comme toute recherche, celle-ci comporte des limites relatives au non utilisation d’approche
qualitative. Certes, l'utilisation d'une étude quantitative permet de mieux comprendre le
phénomène de la recherche. Néanmoins, les études de cas nécessitent un examen attentif du
sujet de recherche. L’autre limite majeure de cette recherche est le fait que nos résultats
quantitatifs ont été obtenus à partir de l’analyse des données recueillies par le questionnaire
dans une seule région (département). Cette situation nous interdit toute généralisation des
résultats en dehors de l’univers restreint que constitue l’échantillon de la recherche. Ainsi, en
dépit de ces limites qui n’entravent en rien la pertinence des résultats, cette recherche ouvre la
voie à d’autres recherches du même domaine en contexte béninois. A cet effet, de futurs travaux
de recherche peuvent chercher à analyser l’impact du cadre normatif et trop formel des
châtiments corporels sur la performance scolaire. Ce n’est donc qu’en complétant cette
recherche par d’autres que l’on peut faire des progrès sur cette thématique.

64

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LXVIII

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Contemporary Educational Psychology, vol. 25, pages 68-81.
Wigfield, Allan, et J. Eccles (2002). Development of Achievement Motivation, San Diego, Academic
Press, 365 pages.
Yin, R. K. (2009). Case Study Research: Design and Methods, 4th edn. Thousand Oaks : Sage, first
published in 1984

LXIX

�Annexes

ANNEXES
Annexe 1. Questionnaire : Écoliers
Pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les établissements sur la réussite scolaire
des écoliers
Question Libellé

Modalités

Age
1. CM 1
Niveau d’étude

2. CM 2
1. Masculin

Genre

2. Féminin

Section 0 : Données démographiques
Section 1 : Pratiques de motivation
1.1. Incitation par la motivation autodéterminée
Échelle de type Likert à trois points variant de 1 à 3: « Jamais », « Souvent » et «Très souvent ».
Veuillez attribuer une note de 1 (jamais) à 3 (très souvent) pour chaque proposition.
1 - Jamais
Question

2 - Souvent

3 - Très souvent

Libellé

Modalités
1

2

3

Êtes-vous responsable dans l’exercice de vos activités ?
Avez-vous le sentiment de libre choisir ?
Avez-vous la liberté de choix dans la prise de décision ?
L’enseignant suscite-t-il le sentiment de plaisir et de
satisfaction en vous ?
Éprouvez-vous de l’intérêt et du plaisir dans l’activité
engagée ?

LXX

�Annexes

Section 2 : Réussite scolaire
1.1.

Utilisation par l'élève des techniques appropriées

Echelle de type Likert à trois points variant de 1 à 3 : « Jamais », « Souvent » et « Très souvent
».
Veuillez attribuer une note de 1 (Jamais) à 3 (très souvent) pour chaque proposition.
1 – Jamais
Question

2 – Souvent

3 – Très souvent

Libellé

Modalités
1

2

3

As-tu un emploi de temps personnel à la maison ?
Apprends-tu tes leçons tous les soirs ?
Traites-tu tes exercices au quotidien ?
Aimes-tu la lecture ?
Trouvez-vous du plaisir à être parmi les meilleurs ?
L’enseignant par son comportement vous pousse-t-il à bien
travailler ?
Les sentiments de joie et de satisfaction vous animent-ils
lorsque vous travaillez bien en classe ?

LXXI

�Annexes

Annexe 2. Questionnaire des enseignants
Pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les établissements sur la réussite scolaire
des écoliers
Section 0 : Données démographiques
Identifiant
Département : ………………………………………………….
Commune : …………………………………………………………
Arrondissement : …………………………………………………
Quartier : ……………………………………………………………….
Section 1 : Pratiques de motivation
1.2.Style de motivation par la communication
Question Libellé

Modalités

Age
Nature du répondant

Enseignant
1. Masculin

Genre

2. Féminin

Échelle de type Likert à trois points variant de 1 à 3 : « Jamais », « Souvent » et « Très souvent ».
Veuillez attribuer une note de 1 (Jamais) à 3 (très souvent) pour chaque proposition.
1 – Jamais
Question

2 – Souvent

5 –Très souvent

Libellé

Modalités
1

2

3

Le sensibilisez-vous en lui montrant les effets de l’assiduité
au travail ?
Veillez-vous à l’appropriation des principes de l’APC par
les élèves ?
Offrez-vous des cadeaux à votre élève ?
Est-ce que vous passez aux mesures punitives ?

LXXII

�Annexes

Section 2 : Réussite scolaire
Méthode et stratégie d’enseignement

1.2.

Échelle de type Likert à trois points variant de 1 à 3: «Jamais», « Souvent » et « Très souvent ».
Veuillez attribuer une note de 1 (jamais) à 3 (très souvent) pour chaque proposition.
1 – Jamais
Question

2 – Souvent

3– Très souvent

Libellé

Modalités
1

2

3

Utilisez-vous des moyens pouvant inciter l’élève à bien
travailler en classe ?
Appliquez-vous au mieux les techniques de l’APC ?
Amenez-vous les élèves à suivre l’exemple des meilleurs ?

LXXIII

�Annexes

Annexe 3. Questionnaire / Parents
Pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les établissements sur la réussite scolaire
des écoliers
Section 0 : Données démographiques
Identifiant
Département : ………………………………………………….
Commune : …………………………………………………………
Arrondissement : …………………………………………………
Quartier : ……………………………………………………………….
Question Libellé

Modalités

Age
Parent d’élève
Nature du répondant
3. Masculin
Genre

4. Féminin

Fonction des parents
Structure des parents
Section 1 : Pratiques de motivation

1.3.Stratégie d’apprentissage
Echelle de type Likert à trois points variant de 1 à 3 : « Jamais », « Souvent » et
«Très souvent».
Veuillez attribuer une note de 1 (Jamais) à 3 (Très souvent) pour chaque proposition.
1 – « Jamais »
Question

2 – « Souvent »

3 – « Très souvent »

Libellé

Modalités
1

2

3

Faite-vous tout pour que votre enfant sache que vous suivez
son travail avec lui ?
Répondez-vous avec exactitude aux questions de l’enfant ?
Organisez-vous des sorties détentes avec votre enfant ?

LXXIV

�Annexes

Faite-vous des promesses de vacances dans une autre ville,
de cadeaux : vélo, habit, repas qu’il aime ?
Faite vous tout pour avoir le même langage que son
enseignant à l’école ?
Primez-vous l’enfant qui a le meilleur résultat dans la
famille ?
Est-ce que vous frappez ceux qui ne travaillent pas ?
Section 2 : Réussite scolaire
1.3.

Détermination des parents

Échelle de type Likert à trois points variant de 1 à 3 : « Jamais », « Souvent » et
Très souvent».

«

Veuillez attribuer une note de 1 (jamais) à 3 (très souvent) pour chaque proposition.
1 –Jamais
Question

2 – Souvent

3 – Très souvent

Libellé

Modalités
1

2

3

Développez-vous des moyens que vous mettez en place
pour le suivi du travail de l’enfant ?
Initiez-vous des échanges pouvant motiver votre élève à un
bon résultat scolaire ?
Recherchez-vous une adéquation entre le langage éducatif
et celui du maître de l’enfant ?

LXXV

�Table des matières

TABLE DES MATIÈRES
DÉDICACE ________________________________________________________________I
IN MEMORIUM ___________________________________________________________ II
REMERCIEMENTS _______________________________________________________ III
SIGLES ET ACRONYMES __________________________________________________ IV
LISTE DES TABLEAUX ____________________________________________________ V
LISTE DES FIGURES ______________________________________________________ VI
RÉSUMÉ _______________________________________________________________ VII
ABSTRACT _____________________________________________________________ VII
SOMMAIRE _____________________________________________________________ VIII
INTRODUCTION __________________________________________________________ 9
PREMIÈRE PARTIE : CADRE THÉORIQUE ET MÉTHODOLOGIQUE ____________ 13
CHAPITRE 1 : LA PROBLÉMATIQUE ____________________________________________ 14
1.

Contexte et justification de la recherche ______________________________________________ 14

2.

Le problème de la recherche_______________________________________________________ 15
2.1

3.

4.

5.

Question de la recherche _______________________________________________________ 16

2.1.1

Question principale ______________________________________________________ 16

2.1.2

Questions secondaires ____________________________________________________ 16

Objectifs de la recherche _________________________________________________________ 16
3.1

Objectif général ______________________________________________________________ 16

3.2

Objectifs spécifiques __________________________________________________________ 17

Hypothèse de recherche __________________________________________________________ 17
4.1

Hypothèse principale __________________________________________________________ 17

4.2

Hypothèse secondaire _________________________________________________________ 17

Présentation de la zone d’étude : cas de l’école catholique primaire Émilie de Villeneuve de Parakou
_____________________________________________________________________________ 17
5.1 Situation géographique et historique de l’École Catholique Primaire Émilie De Villeneuve de
Parakou _________________________________________________________________________ 17
5.2 L’École Catholique Maternelle et Primaire Émilie de Villeneuve dans l’éducation béninoise et sous
régionale ________________________________________________________________________ 18
5.3

Présentation du personnel de l’école ______________________________________________ 18

5.4

La politique générale __________________________________________________________ 19

CHAPITRE 2 : LE CADRE THÉORIQUE, CONCEPTUEL ET MÉTHODOLOGIQUE ______ 20
1.

2.

La revue de littérature ____________________________________________________________ 20
1.1

Les facteurs socioculturels ______________________________________________________ 20

1.2

Les facteurs psychologiques ____________________________________________________ 21

1.3

Les facteurs psychopédagogiques ________________________________________________ 21

Cadre théorique et conceptuel _____________________________________________________ 22
2.1

État de l’art sur la clarification des concepts ________________________________________ 22

LXXVI

�Table des matières
2.2 Des Fondements théoriques aux recensions empiriques en passant par les modèles théoriques de la
recherche ________________________________________________________________________ 25
2.2.1

Les assises théoriques de la recherche ________________________________________ 25

2.2.1.1

2.2.1.1.1

Motivation extrinsèque _____________________________________________ 25

2.2.1.1.2

Motivation intrinsèque _____________________________________________ 26

2.2.1.1.3

Amotivation _____________________________________________________ 27

2.2.1.2
2.2.2

La théorie de l’autodétermination RYAN, Richard M., et E.L. DECI (2000) _______ 25

La théorie des attentes et de la valeur Wigfield, Allan, et J. Eccles (2000). ________ 27

Modèles théoriques de la recherche __________________________________________ 28

2.2.2.1

Le modèle de BARBEAU Denise (1994). __________________________________ 28

2.2.2.2

Le modèle de Viau Rolland (2009) _______________________________________ 28

2.2.2.3 Recensions empiriques sur les pratiques de motivation sans le châtiment corporel et la
réussite scolaire ______________________________________________________________ 28
2.2.2.4 Point des études empiriques sur la perception des acteurs clés sur les pratiques
motivationnelles par le châtiment corporel en milieu scolaire___________________________ 29
2.2.2.5

Synthèse des travaux empiriques sur la réussite scolaire _______________________ 30

2.2.2.6 Synthèse des travaux empiriques sur l’influence des pratiques de motivation sans le
châtiment corporel sur la réussite scolaire __________________________________________ 31
2.3

Modèle conceptuel de la recherche _______________________________________________ 31

2.3.1

Points de la littérature sur les variables de la recherche ___________________________ 32

2.3.1.1 Point de la littérature sur la motivation autodéterminée et la réussite scolaire ou le
rendement scolaire ____________________________________________________________ 32
2.3.1.2 Point de la littérature sur le style communicationnel de l’enseignant du primaire et la
réussite scolaire ______________________________________________________________ 33
2.3.1.3 Point de la littérature sur la stratégie d’apprentissage et la réussite scolaire ou le rendement
scolaire ___________________________________________________________________ 34

3.

2.3.2

Modèle conceptuel de recherche ____________________________________________ 35

2.3.3

Définition et opérationnalisation des variables de recherche _______________________ 36

Cadre méthodologique ___________________________________________________________ 36
3.1

Opérationnalisation des variables retenues _________________________________________ 36

3.2

Démarche méthodologique de la recherche _________________________________________ 37

3.2.1

Choix de la méthode utilisée _______________________________________________ 37

3.2.1.1

Les méthodes qualitatives ______________________________________________ 38

3.2.1.2

Les méthodes quantitatives _____________________________________________ 38

3.2.1.3

Les méthodes mixtes __________________________________________________ 38

3.2.2

Justification de la méthode utilisée __________________________________________ 39

3.2.3

Approche méthodologique _________________________________________________ 39

3.2.4

Outils de collectes de données et instruments de mesures _________________________ 40

3.2.5

Approche empirique de l'étude ______________________________________________ 41

3.2.5.1

Technique de traitement des données quantitatives ___________________________ 41

3.2.5.2

Type d’échantillonnage et taille de l’échantillon _____________________________ 42

3.2.5.2.1

Type d’échantillonnage ____________________________________________ 42

3.2.5.2.2

Échantillon ______________________________________________________ 43

3.2.5.2.3

Difficultés rencontrées _____________________________________________ 44

LXXVII

�Table des matières

DEUXIÈME PARTIE : RÉSULTATS ET DISCUSSIONS _________________________ 45
CHAPITRE 1 : RESTITUTION, ANALYSE ET DISCUSSION DES RÉSULTATS __________ 46
1.

Présentation et analyse des résultats de la recherche ____________________________________ 46
1.1

Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés __________________________________ 46

1.1.1

Élèves _________________________________________________________________ 46

1.1.2

Enseignants ____________________________________________________________ 47

1.1.3

Parents d’élèves _________________________________________________________ 48

1.2

Pratiques de motivation et réussite scolaire _________________________________________ 49

1.2.1

Motivation autodéterminée et réussite scolaire _________________________________ 49

1.2.2

Style de motivation par la communication et réussite scolaire _____________________ 50

1.2.2.1

Enseignants _________________________________________________________ 50

1.2.2.2

Parents d’élèves ______________________________________________________ 51

1.2.3

2.

Stratégie d’apprentissage et réussite scolaire ___________________________________ 53

1.3

Types de motivations et réussite scolaire des élèves __________________________________ 54

1.4

Châtiment corporel et réussite scolaire des élèves ____________________________________ 55

Discours des résultats ____________________________________________________________ 55

CHAPITRE 2 : DE LA VALIDATION DES HYPOTHÈSES AUX SUGGESTIONS _________ 59
1.

Vérification des hypothèses _______________________________________________________ 59
1.1

Hypothèse 1 : L’incitation des élèves par la motivation autodéterminée favorise la réussite scolaire
___________________________________________________________________________ 59

1.2 Hypothèse 2 : Le style de motivation par la communication de l’enseignant du primaire détermine
les résultats scolaires ou le rendement scolaire ___________________________________________ 59
1.3
2.

Hypothèse 3 : la stratégie d’apprentissage explique la réussite scolaire ___________________ 60

Suggestions____________________________________________________________________ 60
2.1

Suggestions à l’endroit des élèves ________________________________________________ 60

2.2

Suggestions à l’endroit des enseignants ____________________________________________ 61

2.3

Suggestions à l’endroit des parents d’élève _________________________________________ 61

2.4

Suggestions à l’endroit des décideurs politiques _____________________________________ 61

CONCLUSION ___________________________________________________________ 62
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ______________________________________ LXV
ANNEXES _____________________________________________________________ LXX
TABLE DES MATIÈRES _______________________________________________ LXXVI

LXXVIII

�</text>
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  <collection collectionId="2">
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      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="4">
                <text>ÉDUCATION - FORMATION</text>
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            <description>The topic of the resource</description>
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              <elementText elementTextId="5">
                <text>Éducation - formation </text>
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            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
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                <text>La collection Éducation et formation (EF) rassemble tous les documents qui s'identifient aux filières éducation et formation.</text>
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      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
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            <elementText elementTextId="11">
              <text>Gestion de la motivation des écoliers dans les établissements privés et réussite scolaire : cas de l’école primaire Émilie de Villeneuve de Parakou /Bénin</text>
            </elementText>
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          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="13">
              <text>HOUEGBAN Akouavi Emérentienne &#13;
</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
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          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
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            <elementText elementTextId="14">
              <text>2024</text>
            </elementText>
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          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
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            <elementText elementTextId="21">
              <text>Accès libre - CCBY</text>
            </elementText>
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          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
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              <text>PDF</text>
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          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
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            <elementText elementTextId="23">
              <text>Français</text>
            </elementText>
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        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
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            <elementText elementTextId="24">
              <text>Mémoire de master</text>
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        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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            <elementText elementTextId="46">
              <text>Cette recherche vise à appréhender l’effet des pratiques de motivation sans châtiment corporel dans les établissements sur la réussite scolaire des écoliers au Bénin. &#13;
Pour conduire à bien cette recherche, la démarche hypothético-déductive est adoptée avec une approche quantitative. Les données quantitatives collectées grâce aux questionnaires, ont été codées et soumises à des analyses statistiques à l'aide du logiciel R 4.1.1. Dans le but d’analyser les relations entre les variables, des tests de contingence de Chi2 suivis d’un Test t de Student ont été effectués. L’étude empirique a été réalisée sur un échantillon de convenance de quatre-vingt-cinq (84) écoliers (CM1 et CM2), 16 enseignants et trente-cinq (35) parents d’élève. Les résultats de cette recherche révèlent que la majorité des élèves enquêtés soulignent que l’absence de châtiment corporel favorise la réussite scolaire. Car, les établissements pratiquant le moins ce type de punition ont les meilleurs résultats académiques ; même s’il n’est pas exclu que d’autres facteurs positifs expliquent les taux de succès enregistrés dans ces établissements. De ce fait, le recours aux différentes pratiques de motivation sans châtiments corporels dans les établissements scolaires améliorerait donc la réussite scolaire des écoliers au Bénin. Toutefois, les résultats révèlent également qu’un, « usage modéré des punitions corporelles » conduirait aussi à un accroissement de la réussite scolaire. Ceci pose donc la question de la pertinence et de l’efficacité de l’usage des punitions corporelles sur la qualité du rendement intellectuel et humain des apprenants.&#13;
Mots clés : Pratiques de motivation - châtiment corporel - réussite scolaire - écoliers.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
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      <name>Développement de l'éducation</name>
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      <name>Éducation</name>
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      <name>Établissement privé</name>
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